Ptit Noyau a enfin éclos et il grandit...grandit...

dimanche 13 juin 2010

Maman, 2 ans d'âge mental


Quand j’étais petite, (oui, je sais, cette phrase n’a aucun sens quand on connait ma taille réelle, mais bon, ça sonne bien!) j’étais souvent de corvée supermarché avec ma maman. Je me souviens y avoir fait des caprices pour des pochettes surprises aux caisses, pour des majorettes mais aussi pour des petits pots de bébé donc je me souvenais vaguement le goût. Dont je me souviens d’ailleurs encore vaguement le goût.

Ayant un budget assez restreint, à la place des petits pots de bébé, ma mère m’achetait de la compote en boite de conserve, donc le vague gout de métal n’a pas grand-chose à voir avec la douceur des petits pots. Quant aux pochettes surprises et majorette, je me souviens d’avoir eu un martinet à la place…

Bref, petiote, je me répétais « vivement que j’ai mon enfant pour acheter toute seule des petits pots de bébé, des pochettes surprises et des majorettes« . Cela va sans dire bien évidemment, que je ne pensais pas un instant que mon enfant pourrait en profiter sans moi.

Curieusement, maintenant que j’ai un enfant, je comprends les principes éducationnels qui font que je n’ai jamais acheté de pochettes surprises ni même de majorettes devant un caprice de mon fils en supermarché. Et la maman nature, soucieuse de l’équilibre nutritionnel de son enfant que je suis, a investi dans un superbe babycook pour faire des compotes nature sans sucre ajouté. Tout en s’empiffrant de barres chocolatées pendant la cuisson bien évidemment.

Bah, mes souhaits d’enfance ne sont pas complètement partis aux oubliettes quand même, et le fait d’être grande maintenant et d’avoir mon enfant me permet un luxe que je n’avais pas plus jeune. Je peux jouer quand j’en ai envie! C’est moi qui décide de mon heure de repas et de coucher. Et lorsqu’on est à la maison, il n’y a personne pour me dire « arrête de jouer et vient manger! »

Et oui, l’avantage de devenir parents, c’est que l’on a accès à pleins de jouets différents qu’on a généralement choisi pour (se) faire plaisir à notre progéniture!
Alors bien sur, quand fiston est âgé de 3 mois, c’est quand même limité de trouver quelque chose d’intéressant à faire avec son doudou ou sa girafe Sophie.
A l’approche des 2 ans, ça devient beaucoup plus passionnant!

On passe rapidement sur les puzzles en bois ou autres bouliers, probablement enrichissant sur le plan du développement psychomoteur mais quand même ennuyeux pour nous autres parents trentenaires ou presque.
Avec les légos, on s’attaque à une autre dimension. Pendant que bébé construit laborieusement sa tour de trois éléments, nous, on comprend enfin comment c’est possible de construire un dinosaure. Chose qui paraissait impossible lorsque j’avais sept ans et qui avait fait passer mon cousin de quelques années plus âgé que moi pour le dieu vivant des légos.

Les jeux d’imagination sont un vrai régal pour moi. On excepte le bricolage qui ne s’apparente plus trop à du jeu après un an de travaux à la maison. Quoique… Construire un avion avec un tournevis en plastique devant l’œil ébahi de mon fils, ça a quelques chose de jouissif. Surtout qu’à la base, c’est le travail du papa. « Tu vois Arthur, Maman aussi elle sait construire des avions! »

La dinette (enfin « jouer au cuistot » selon Papa car dinette, ça fait trop fille), les poupons (méchant poupon qui veut pas dormir!!!), les petites voitures avec ses énormes carambolages et les « pin-pons », jouer au Docteur (« allez Dr Arthur, on va faire une piqure à Papa ») et les petits personnages qui au détour de princesses, de méchant loup et autres personnages classiques deviennent vite dans ma tête la gentille travailleuse et le méchant patron, voire la douce maman et les gens qui disons m’embêtent un peu.
Je ne sais pas ce qu’en dirait Freud, mais moi, j’en dis que je m’économise régulièrement une séance chez le psy!

Mon petit côté maniaque/autiste/dépressive m’ordonne de ranger régulièrement ce fouillis de jouets. Quel plaisir alors d’aligner toutes les voitures par ordre de taille tout en mettant ma préférée, le petite camion de pompier en bois bien en évidence devant les autres. Et puis j’adore cet étage de la bibliothèque réservé aux différents éléments de la ferme d’Arthur. Des tracteurs, la petite grange, les cochons et les vaches, le fermier et la botte de foin… Je change la disposition, j’attelle la remorque au tracteur, je mets le fermier pas trop loin de son troupeau. Exactement comme quand je rangeais ma maison de poupée plus jeune en imaginant qu’un grand journaliste de la télévision va venir m’interroger tout en prenant des photos de mon œuvre décorative.
Et que dire du rangement de la petite cuisinière d’Arthur. La salière à côté de la poivrière. Les petites casseroles en alu avec les spatules en bois. Les boites de conserves bien rangées les unes sur les autres. La vaisselle dans l’évier, et tiens, il faudrait que je lui achète des gants en tissu pour pendre sur le côté de la cuisinière, ça serait trop mignon!
Mais pourquoi, alors que j’y passe encore plus de temps, ma cuisine a moi est-elle moins bien arrangée???

Mon maniaquerie s’observe aussi sur les dessins de coloriages d’Arthur. Là où des traits bleus en pagailles sur un dessin de pommes signent un coloriage de mon fils, mes traits à moi ne dépassent pas d’un millimètre. Et puis bien sur, il y en a des couleurs! Du rose et du mauve pour la robe, avec le nœud en violet. Et puis du jaune pour les cheveux, c’est bien connu, les princesses sont blondes. Il me reste encore la couleur des fleurs à choisir. Du bleu? Ah non, ça fait trop garçon du bleu!

Et les dessins animés… Arthur n’est pas trop fan de télé. Mais alors, il adore le Roi Lion! Je ne sais vraiment pas de qui il peut tenir ça!
Bon bien sur, en contrepartie, on est incollables sur Barbapapa, Oui-oui et Winnie l’ourson. Mais quand même, on se dit qu’on va pouvoir regarder tous les Disney! Et puis on a déjà récupéré Albator, les Mystérieuses cités d’or, Cobra pour quand il sera un peu plus grand…

Y’a pas à dire! Que c’est dur le métier de parents!!!

jeudi 10 juin 2010

Les Gremlins





Comme vous le savez tous, notre cabane est devenue une (presque) maison.
Presque, parce ce que ce n’est pas tout à fait fini. Il manque encore le parquet, quelques cloisons intérieurs, des tapisseries, des étagère, bref, du boulot pour quelques mois encore.
Et un gros morceaux encore à faire, c’est de mettre le lambris pour fermer la toiture. Du coup, nos combles sont accessibles par l’extérieur. Enfin, il ne faut pas être bien large pour y aller, mais quand même, il y a un petit passage pour les souris et autres animaux en tout genre.

Il y a donc un mois à peu près, on a commencé à entendre quelques souris dans nos combles. Habitant à la campagne, on a quand même une certaine habitude de ces petits habitants et on a laissé faire. Après tout, tant qu’elles ne rentrent pas dans la maison…
Et puis, c’est pas grave puisque le gros chat qu’on voyait parfois près de la baie vitrée y monte aussi de temps en temps. On a vaguement pensé que le chat allait vouloir taper l’incruste chez nous, mais vu son gabarit, il est visiblement bien nourri et doit appartenir à quelqu’un (on aurait du commencer à se méfier, non?)

Quoique. On trouve qu’il a bien maigri ces derniers temps (arf! Quand on veut pas comprendre…), et du coup, on se demande s’il ne s’est pas perdu et s’il n’a effectivement pas élu domicile dans nos combles.

Et puis ça n’a pas l’air d’être un grand chasseur car on entend les souris de plus en plus (mais ce qu’on est naïf!). Pourtant, il y passe du temps là-haut! Il doit siester en permanence! Un bon gros chat faignant!

Les souris quand même, on se demande si ce ne sont pas des rats. Elles font de plus en plus de bruit (ce n’est plus de la naïveté mais de l’idiotie!)…

Bref, un matin où on devait partir en week-end en famille, le chat perdu nous a présenté son chaton.

Il s’est avéré que c’était donc une chatte, qu’elle n’avait pas maigri subitement mais mis bas. Et que là-haut, il y avait quatre chatons âgés à peu près d’un mois.
Alors fatalement, je me mets un peu à sa place. Elle vient d’accoucher, allaite cinq monstres qui doivent passer leur temps à la vampiriser et en plus chasse pour se nourrir. Déjà que moi, après l’accouchement d’un seul bébé, l’allaitement et la chasse au paquet de jambon au supermarché, j’étais en vrac…

On décide donc de descendre la petite famille des combles et de… enfin de… bon, on improvisera plus tard…

Je vous passe l’heure que j’ai passé à remuer une boite de croquettes perchée sur trois tabourets les uns sur les autres ou celui de mon homme qui a du virer toute l’isolation patiemment posée il y a quelques temps pour découvrir la cachette de quatre micro-chats. Quand même, au bout de quelques heures, les gremlins étaient installés dans une cagette avec un vieux pull et nous regardaient en râlant.

Pourquoi des gremlins? Parce que ces petites boules de poils toutes mignones se cachent en journée dans les pattes de leurs mères et se déchainent dès la nuit tombée.
En fait, ce n’est pas tout à fait quand le soleil se couche, mais plutôt quand Arthur se couche.

Faut les comprendre aussi. Ils ont passé un mois pénards dans nos combles et d’un coup, ils voient débouler droit sur eux un garnement de 2 ans en train de hurler « bébééééééééé chaaaaaaaaaaat ».
Ca se décline bien sur en plein de phrases selon la préoccupation du moment:

- « bébé chat dodo »: non Arthur, n’essaie pas de mettre le chat dans la poussette
- « bébé chat manyer »: non Arthur, le chat n’aime pas tes tomates en plastique
- « bébé chat trop froid »: non Arthur, tu vas l’étouffer avec la couverture
- « bébé chat bavoir »: non Arthur, tu vas étrangler le chat
- « bébé chat bain »: Noooooooooooooooooooooon!!!!!!!

Donc, je vous présente « Chatte », la maman (bon, c’est Arthur qui a choisit le nom) et ses quatre gremlins:
« Barbouille »: celui dont on voit que la queue e que l’on va garder
« Foufou » qu’un copain va prendre. Et heureusement, car c’est une usine à bêtises
« Fripouille » récupéré par ma maman qui vient encore de se faire avoir au chantage affectif du chat abandonné dans la nature (mais pour cela, il faut un chat au même regard que celui du chat dans Shrek)
« bébé chat n°4 » qui n’a pas encore de nom car pas encore officiellement refilé à un de mes collègues qui attend des photos pour amadouer sa femme (là encore, penser aux yeux du chat dans Shrek!)


Et là, faut vraiment que je file. Chatte miaule devant la chambre d’Arthur et va le réveiller. Barbouille s’amuse sur la chaise musicale d’Arthur. Foufou se promène sur le fil à linge et Fripouille est pendu à un rideau.

Moi j’vous l’dis, faites des chats, tiens!

dimanche 30 mai 2010

2 ans!



Ah làlà! Ma Môman, elle joue la flemmarde en ce moment, alors du coup, c’est moi qui prend la plume. Enfin, le clavier!

Donc, j’ai eu mes 2 ans. Maintenant, je suis un grand garçon, je suis sage et je ne vais plus faire des caprices.

Euh… Enfin presque…

Alors, voyons un peu où j’en suis!


Ce que je sais faire du haut de mes 2 ans:

- Courir, sauter, monter sur mon toboggan dans tous les sens, grimper sur les chaises et dans mon siège-auto, faire semblant de tomber et boiter pour me faire plaindre
- Je mange et je bois seul, je sais sortir l’emballage de mes micros fromages, je mets mes couverts dans l’évier quand j’ai fini et les papiers à la poubelle
- Je dors dans un grand lit en prenant mes doudous et mes tracteurs avec moi. Et le matin, j’attends sagement qu’on vienne me chercher en jouant dans ma chambre. Sauf que parfois, le matin pour moi, c’est en plein milieu de ma vie
- J’ai plein de mots à mon actif et pas seulement des mots se rapportant à la bouffe. Par exemple, je sais dire « chat », « assiette », « dehors », « couche », « moto », « bébé »
- Je commence à faire des phrases, surtout pour demander où se trouvent les gens et les choses « est où maman? », « est où papa? », « est où manger? », « est où chat? »
- Je suis un petit garçon très poli et je dis toujours « merci », « plait » et « padon », même quand je pète à table et que personne ne m’avait entendu
- Je sais très bien manipuler mes grands-parents pour en obtenir tout ce que je veux
- Je me roule par terre en criant ou tape des pieds pour avoir un morceau de pain, mais ça ne marche pas toujours
- Je sais sortir mes vêtements, même quand il n’y a pas besoin
- Je raconte ma vie au téléphone à mes papis et mamies, même si je leur raconte à chaque fois que je suis tombé du tracteur et que je me suis fait mal à la tête
- Je sais lire mes livres à l’envers. Plus rarement à l’endroit


Ce que j’aime faire maintenant que je suis grand:

- J’adore me laver les dents
- Ma grande passion, ce sont les tracteurs, j’en ai des grands, des petits, des moyens. Je dors avec, je prends mon ptit dèj avec, je joue avec et je me lave avec
- Je passe mon temps à piquer la dinette des grands quand on est chez des amis. Je ne comprends pas pourquoi maman ne veut pas que j’ouvre les placards des cuisines. Pourtant, les services en porcelaine sont tout aussi jolis que ma dinette!
- J’aime le « lololat » et du coup la période de Pâques
- Mes héros sont Oui-oui, Bouba et les Barbapapas
- Je préfère jouer dehors, comme ça je peux courir et ça fait moins mal quand je tombe dans l’herbe


Ce que je ferais probablement un jour:

- Le pot, c’est pour mon Nounours. Ou alors pour y mettre le rouleau entier de papier toilette que j’ai consciencieusement déchiré. Comment ça, ça a un autre usage?
- Peut-être un jour je serais un petit garçon calme qui saura jouer tranquillement assis sur une chaise pour dessiner?
- Mon papa dit parfois que je parle le tchétchène. C’est pas de ma faute s’il n’a jamais appris le « Arthur »!
- Il parait que ça serait bien que j’apprenne à ranger ma chambre. Je ne comprends pas bien comment on fait. Jusqu’à maintenant, je prends exemple sur mon Papa qui range ses chaussettes à côté du panier de linge sale… Mais maman, elle n’est pas d’accord


Et voilà!

Pour mes 2 ans, mon Papa m’a demandé de choisir un jouet dans tout le magasin. Mon choix a été vite fait, j’ai pris le plus petit pour ne pas que mes parents soient embêté pour le transporter et pour ne pas se sentir obligé d’agrandir encore la maison…




Gros bécots à toutes!

samedi 29 mai 2010

Overbooking


Quoi???? Trois mois sans nouvelles??? Mais où donc avais-je la tête???

Toutes mes excuses les plus sincères, mais j’ai du faire un break de blog pour cause de overbooking. Et oui, les journées ne comptant que 24 heures, et étant maman, femme, bricolo et travailleuse, j’ai du mettre quelques trucs de côté pour pouvoir assumer les autres.

Du coup, j’ai un temps oublié mon blog, la cuisine, les vitres et la poussière, le shopping, le ciné ou autre loisir, me regarder dans un miroir et me peigner le matin, m’enlever mon cheveu blanc et me mettre de la crème anti-rides, appeler les copines, boire un café en terrasse, bronzer sur un transat et faire la sieste l’après-midi.

Par contre, j’assume bien le fait de passer le balai dans cette foutue maison qui fait le double de celle d’avant (jamais contente, hein?), changer la couche d’Arthur, faire des joints de placo et peindre un mur, préparer un jambon/purée, gérer deux nouveaux jobs sans confondre les noms de mes patients et de mes collègues, ne pas oublier les doudous dans le sac de nounou, et me brosser les dents tous les matins…

Bon, je vais pas vous la faire, hein? Vous savez toutes très bien ce que c’est!

Alors, promis de chez promis, dès demain (ou après demain), je fais un effort et je me fais plus assidue, autant sur mon blogs que sur les vôtres!

Gros gros bécots à toutes!!!

(Euh… Et sinon, tout le monde va bien dans la Cerise’s Family!!!)
.

lundi 1 mars 2010

Changement de travail pour la Cerise!


Il y a quelques temps déjà, je vous racontais qu’un changement de travail serait le bienvenu dans ma petite vie!

2 mois de CV et lettres de motivations envoyés un peu partout, et je décroche mon premier entretien. Bon, j’avoue, j’ai été tuyauté par un ancien collègue, et je partais donc avec un sérieux avantage. Mais quand même! Je suis une grande stressée de la vie, alors mon premier entretien depuis celui qui m’a permis de décrocher mon job actuel depuis 6 ans, et bien, ça me rend malade!

Je situe un peu, j’ai RDV lundi à 14h dans un hôpital voisin.
Comme je suis une fille organisée, la veille au soir, en catastrophe, je m’occupe de :

- Regarder sur Mappy où se trouve cet hôpital dont je n’avais jamais entendu parler avant d’y postuler
- Faire faire à mon homme les ourlets de mon pantalon trois fois trop grand acheté pour l’occasion. Ben oui, y aller avec mon jean fétiche et mes converses pourries, ce n’est sûrement pas une bonne idée
- Me renseigner sur la population accueillie, car vraiment, même en cherchant au fond de mon CV et de ma mémoire, je n’ai aucune expérience là-dessus!
- Me bourrer d’ultra-levure car les entretiens, franchement, ça me rend malade!
- Vérifier que je ne vais pas tomber en panne d’essence sur la route car ça, c’est ma grande spécialité

Bien sur, à 2 heures du mat’, je tourne dans mon lit en me demandant bien ce que je vais pouvoir faire si j’obtiens le job. Car oui, évidemment, pour que ce soit plus simple, c’est un temps partiel! Et que quitter un temps plein CDI pour un temps partiel, ça fait bien flipper!

Au moins, je vais pouvoir faire la grass’ mat’, vu l’heure du RDV. Je dois déposer Arthur vers 13h chez Nounou et puis ensuite filer à l’hôpital à quelques km de là. Mais bon, j’ai, comme le dit si bien facebook, le sens de l’orientation d’une loutre bourrée, alors il faut bien que je compte le temps de me perdre. Sans parler du temps qu’il me faudra pour manœuvrer, me garer et faire demi-tour…

Evidemment, je n’ai pas mangé le midi. Cela dit, je n’ai pas manger depuis plusieurs jours. L’avantage, c’est que je rentre dans ce foutu pantalon spécial entretien. Le désavantage, c’est que ça me fait des poches sur mon jean fétiche. Et que de toute façon, je vais reprendre les kilos dès l’entretien passé.

J’ai bien nettoyé mes bottes, je marche dans une flaque boueuse dès que je sors de la maison. Foutus travaux. Je jette un coup d’œil désespéré à ma voiture toute crade, pas grave, de toute façon, je ne compte pas me garer dans l’enceinte de l’établissement. Ca ne serait pas malin de risquer un accrochage avec le directeur en me garant.

J’arrive chez Nounou, légèrement stressée. Et puis, j’ai juste oublié les couches et les doudous d’Arthur, mère indigne que je suis! Nounou me propose gentiment un café, je décline, je suis suffisamment agitée comme ça.

Comme prévu, je me perd, je roule et je fais des demi-tours. Quand même, je dois m’améliorer dans ma gestion de pilotage car j’ai ¾ d’heure à tuer avant l’entretien. Mon homme ne répond pas à mes messages, il doit travailler sans doute, normal, c’est l’heure. J’irai bien marcher un peu mais il pleut des cordes. J’envoie au passage un texto au copain avec qui j’ai arrêté de fumer il y a presque deux mois, en lui précisant que je vais le tuer dès l’entretien fini, ça l’apprendra de me priver de la cigarette salvatrice. Du coup, on papote un peu, ça me fait passer le temps.

Allez, quand il faut y aller, il faut y aller! L’entretien dure deux heures. Je rencontre deux cadres, le directeur et j’en ressort toute contente, toute motivée et avec un contrat de 7heures par semaine. Bon, ce n’est pas suffisant pour lâcher mon temps plein actuel, mais c’est un bon début. Surtout il ne faut pas penser au nombres d’heures que ça me fera dans la semaine, au sens de l’organisation déjà pas terrible dont je fais preuve, à la maison pas finie et aux recherches d’emplois qui sont loin d’être finies.

Surtout ne pas penser à tout ça! Une question me travaille quand même: mais quand je vais trouver le temps pour passer d’autres entretiens??? L’avantage, c’est que si je ne passe pas d’autres entretiens avant mes prochaines vacances, et bien je ne stresserais pas de nouveau à mort comme ça! Le désavantage, c’est que ce n’est pas comme ça que je vais démissionner!

Je rentre à la maison. Mon homme est prévenu bien sur. Je suis quand même contente de moi et mon égo professionnel a un peu grandi!

Et puis là, coup de fil. Un centre m’appelle pour un entretien mercredi soir à 19h. Un mi-temps sur lequel je zieute depuis un mois!

Allez, cette fois-ci, j’y vais plus zen. Je ne vais tuer personne parce que je ne fume plus. Je connais bien plus le travail, je suis dans mon élément. Je suis une copine en débauchant. Elle passe un entretien au même endroit, pour un autre poste. On est arrivé en même temps à notre job actuel il y a 6 ans, ça serait quand même bien sympa d’y partir en même temps aussi pour se suivre dans le même Centre!

L’entretien dure 20 minutes. Je repars en sachant que j’embauche dans un mois. Le lendemain première heure, je donne ma démission!

Et voilà! Une page va se tourner. C’était mon premier job de psychomotricienne et je ferais mon dernier jour le 25 mars. Je suis quand même émue, surtout que la nouvelle s’est répandu auprès de mes collègues. Et que je suis un véritable artichaut! Ah, j’ai pas fini de verser ma petite larme pendant ce mois de préavis!

Et puis tant que j’y suis, un grand merci à toutes celles qui m’ont bien soutenu pendant ces derniers mois de recherche d’emplois et de grosse remise en question professionnelle.
Et aussi merci à mon homme qui a supporté tout ça! Dès fois qu’il passe sur mon blog (et pourquoi pas laisser un comm’ mon chéri?), il sera peut-être content de savoir que je n’y serais sûrement pas arrivée sans lui!

Gros becs à toutes!
Et merki encore!

dimanche 14 février 2010

Super Papa III, le retour du revient


Après quelques temps passé avec un nourrisson (Super Papa I), ayant survécu à l’étape du petit bébé (Super Papa II), voici Super Papa III qui découvre le jeune bambin…


Question Ptit Dèj

Arthur a bien grandit maintenant. Il est encore allaité, mais seulement le matin, au petit dèj. Mais il me semble que ça fait un petit peu léger pour attaquer la longue journée chez nounou. J’ai pas trop envie de lui donner des gâteaux dès le matin, étant donné que c’est le mot qu’il connait le mieux, et on comprend vite pourquoi quand on voit les danses qu’il peut exécuter devant le placard à gâteaux avec les yeux brillants d’envie. Du coup, je pense aux céréales, à mélanger dans un yahourt avec peut-être un fruit ou une compote.
Etant une phobique des supermarchés (vi, vi, ça existe les gens comme moi! Des supermarchophobes peut-être?), j’envoie donc mon homme acheter des céréales. Bien sur, je lui précise de bien vérifier qu’il n’y ait pas de fruits à coque dedans et puis d’éviter celles au chocolat si possible (nan, nan, je ne suis pas une maniaque de l’alimentation! Pour preuve, je mange vraiment n’importe quoi!)
Bien sur, il rentre tout fier de lui avec la boite de céréales (et pleins d’autres choses qui n’étaient pas sur la liste!). Une grosse boite de céréales infantiles à la vanille. Vous savez, des céréales dès 3 mois, celles à mélanger au lait du biberon qu’Arthur n’a jamais eu…
Ben oui, j’ai dis à mon homme des céréales. Fallait dire des corn flakes, c’est pas pareil selon lui!



Une poussette, ça? Nan! Une voiture de course!

Maman travaille, Papa rentre plus tôt et va chercher bébé chez Nounou. Les parents des camarades d’Arthur sont là, et les bébés jouent ensembles.
Arthur courre avec sa petite camarade, tous les deux derrière leur poussettes respectives. Faut dire que Nounou a du tout acheter en double, car ces deux-là, ils jouent toujours toujours aux mêmes jeux.
On commence à bien connaitre les parents de la petite étant donné que régulièrement Arthur lui arrache une poignée de cheveux ou la petite lui laisse une petite griffure sur le front.
Après dès qu’il y en a un qui se fait gronder, l’autre est là pour le défendre. Et quand ils ne sont pas ensembles, ils se cherchent. Et quand ils sont ensembles, ils se trouvent, et ça fait parfois mal!
Enfin bref, les deux petits sont dans un bon jour et font une course de poussettes à fond les ballons.
Super Papa précise:
« Arthur, il fait la course, hein! Il ne joue pas à la poussette! C’est comme si c’était une tondeuse à gazon qu’il pousse, pas une poussette! Et puis vous entendez, il fait un bruit de moteur en même temps, pour lui c’est une voiture, pas une poussette! Et il courre bien, hein! C’est du sport quand même! »
Ce à quoi la Maman de la petite lui fait remarquer avec un large sourire que c’est une poupée installée dans la poussette, et que vraiment le petit sac rose qu’Arthur a en bandoulière, ça s’appelle un sac à main…
Curieusement, quand je suis rentrée du boulot, Papa avait sorti l’établis de bricolage, le garage et le ballon de foot.



Allo bébé? Ici la police!

Dans la voiture en rentrant de chez Nounou.
Arthur a appris un nouveau mot. Et comme c’est assez rare, et comme à chaque fois qu’il en apprend un de plus, il le répète en boucle pendant plusieurs jours.
Ca fait donc plusieurs jours qu’on répète avec n’importe quel objet collé à notre oreille « allooooooo! » à chaque fois qu’il le dit. Ca le fait rire aux éclats, et nous aussi d’ailleurs!
Et donc dans la voiture s’engage un dialogue de « Alloooooo! » entre Papa et son fils. Jusqu’à ce que la police, installée sur le bas-côté fait signe à mon homme de s’arrêter.
« Monsieur, vous étiez en train de téléphoner, on va devoir vous verbaliser »
Air stupide de mon homme: « Ah mais non, je n’étais pas en train de téléphoner »
Air septique de M. L’Agent: « Ah mais si, vous aviez votre téléphone collé à l’oreille »
Air compréhensif de mon homme: « Ah mais non! J’avais les doigts collés à l’oreille pour faire semblant de téléphoner à mon bébé! »
Air blasé de M. l’Agent: « Ah mais bien sur… »
Et mon homme a du montrer au policier que son portable était bien rangé au fond de sa poche, trop éloigné de lui pour qu’il ait pu le ranger en voyant la voiture de police.
Finalement, ça a beaucoup fait rire M. l’Agent qui n’avait jamais vu ça!



Papa-spirateur

Un Papa moderne de maintenant participe souvent aux tâches ménagères.
Il fut un temps où mon homme participait activement. Il faisait les tâches et je les nettoyais. C’était parait-il équitable.
Depuis, il y a eu quelques grèves des machines à laver (après un mémorable « Chérie, faudrait que tu fasses une machine car je n‘ai plus de chaussettes » « Mon cœur, tu te démerdes! », quelques modes d’emplois d’écrit (comment passer le balais, comment faire la vaisselle du petit-déjeuner, comment rincer le lavabo…) et quelques disputes bien vivifiantes « Et tu crois vraiment que les toilettes sont auto-nettoyants???)
Bref, mon homme a appris, au fil du temps à:
- passer l’aspirateur, même dans les coins. Et même qu’il vide le filtre après.
- faire la vaisselle. Parfois même avant qu’elle ne déborde de l’évier
- faire cuire des pâtes. Et mieux que moi!
- mettre ses chaussettes dans la panière de linge sale. Enfin de temps en temps. Et surtout depuis que j’avais caché son cadeau de Noël dedans, sure qu’il n’avait aucune chance de le trouve rlà.
- lancer une machine. Mais il faut préciser sur quel numéro il doit tourner le bouton (pour info, le 3 à chaque fois)
Et apparemment, il l’assume bien car nos potes l’appellent Papa-spirateur maintenant!
Pour info, ils m’appellent Maman-zana, je ne sais pas comment je dois le prendre!!!


Gros becs à tout le monde!
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lundi 25 janvier 2010

Cerise estropiée...




Et voilà un billet un peu bazar pour donner des nouvelles en vrac car ça fait une éternité que je ne l’ai pas fait.


Tout d’abord, le pourquoi du comment du titre de l’article.





Un petit accident de ski:

Dimanche dernier, j’ai lâchement laissé mes deux hommes à la maison à se débrouiller tout seuls (autrement dire, à pioncer/manger/mettre le bazar) pour aller skier avec des copains.


Faut dire que ça faisait longtemps que je n’avais pas skier.
Faut dire aussi que curieusement, quand je me retrouve dans ces grosses chaussures en équilibre sur mes deux planches, mon regard a tendance à devenir fou, mon cerveau de jeune femme raisonnable s’envole et je sens l’addiction revenir…

Bref, en haut de la 1ère piste, on décide d’y aller tranquille, au milieu, on bourrine à fond, en bas, on sait qu’on fera encore pire sur le prochaine.

Bien entendu, ma trentaine arrivant et mon manque d’entrainement font que 3 pistes plus tard, je me retrouve le cul par terre avec une belle entorse au genou.
Mais comme je vous l’ai dit plus haut, n’étant pas très raisonnable en ski, j’ai bien entendu continuer jusqu’à la fermeture des pistes.
Me voilà donc avec une belle attelle beaucoup trop grande pour moi, quelques mois de rééducation en perspective et un petit Arthur tout aussi moqueur que son Papa qui passe son temps à marcher en boitillant, riant en me montrant du doigt…


Je vous rassure, dans un mois et demi, je rechausse et c’est reparti! (calmement, hein? Vous me faites confiance!)


Ma belle attelle:




La maison légos:

Ceux qui me suivent sur facebook voient régulièrement les photos de la cabane avec ses 3 tuiles en plus, son bardage naissant, sa fenêtre posée…
En même temps, faire une maison à deux, fallait bien se douter que ça prendrait un peu de temps.

Mon homme et le copain qui nous aide (et oui, je ne compte pas dans l’équipe de deux, en même temps, vu ce que j’ai fait de mon genou…) ont calculé que s’ils avaient un peu moins bu et un peu plus travaillé, ils auraient fini il y a 2 mois.
Bref, chaque tuile de posée est dignement fêtée, chaque façade de bardage vaut une grass’matinée.
Et surtout, même si ça a pris beaucoup de temps, on a de supers souvenirs du chantier!


Maintenant, elle est hors d’eau, hors d’air. Il ne pleut plus dedans, on ne peut plus monter dessus avec un escabeau et elle se voit de la route, y’a pas à dire, notre cabane est devenue une maison.


Allez, on se motive et dans 15 jours, on attaque l’intérieur!

Photo avant/après:


Des projets qui changent:


Les dernières fois où je suis passé sur mon blog étaient pour vous parler des essais bébés.
Certaines ont même pensé que mon vomito de Noël était signe de petits petons dans le bidon.

Et bien non, pas de bébé à venir pour l’instant.
Ce qui signifie aussi pas d’article complètement gore sur les milles et une façon de repérer son ovulation. C’est balot!!! ^^


Les tentatives pour avoir un bébé vont stopper un moment devant les tentatives pou décrocher un nouveau job.
La décision a été très dure à prendre, ce qui explique aussi mon absence par ici, mais elle est finalement prise.
Il était quand même temps que je pense à ma carrière!

Bon, mon secteur étant complètement bouché, ça se limite pour l’instant à quelques cv envoyés en spontanné et à quelques annonces qui n’ont rien donné.


Mais j’ai toujours été une grande chanceuse et je crois à fond qu’un miracle (genre départ en retraite???) va se produire et que bientôt je pourrais vous annoncer une bonne nouvelle par ici.



Une bonne résolution qui n’a rien à voir avec la nouvelle année

Et non, c’est juste le fruit d’un pari stupide avec un pote alors que nous étions un peu trop imbibés d’alcool.
Et oui, j’ai arrêté de fumer.
D’ailleurs, pour celles qui ne le savaient pas, j’avais repris cette mauvaise habitude il y a quelques temps!


Donc ça fait maintenant un peu plus de deux semaines. Je me motive comme je peux, étant donné que cette fois-ci, il n’y a pas un Noyau dans mon bidou pour me motiver.


J’ai donc investi dans un pote, personnification de la Ligue anti-tabac, qui me coatche au boulot, en dehors du boulot, voire même sur internet quand à 21h, après le coucher d’Arthur, l’appel de la cigarette se fait sentir


J’ai bien sur recours à la petite annonce sur facebook « au secours, je veux m’en griller une » qui fait sauter mes contacts sur leur clavier pour me soutenir/me gronder/me surveiller/m’encourager/me féliciter et bien calculer que je n’ai pas d’absence de réponses pendant les 7 minutes nécessaires au grillage d’une cigarette.


J’ai même une pancarte dans ma voiture, signe distinctif des non-fumeurs frustrés


Et puis, je ne peux pas replonger étant donné que le pote avec qui j’ai fait ce foutu pari a totalement arrêté de fumer ses 3 paquets journaliers et que je ne voudrais pas avoir sa rechute sur la conscience…

Et pis, parce que imbibés d’alcool comme nous l’étions, nous avions parié sur un saut dans la piscine pour celui qui perd. Donc, vaut mieux attendre cet été pour récidiver!


Le tabac, c'est tabou, on en viendra tous à bout!




Un loulou qui grandit:

Et qui commence à parler, à chanter, à courir (euh… non, ça, ça fait longtemps qu’il le fait), bref à grandir…

Il est adorable, assez sage, coquin, bavard, câlin et pas toujours capricieux.
Il est tellement adorable qu’on ne comprend toujours pas comment son père et moi, on a réussi à concocter un si beau bébé si mignon!


Sauf que là, il chante à la place de dormir. Et donc que dans 2 minutes, il va tenter l’escalade des barreaux.
Et dans 3 minutes, sortir son matelas du lit et se retrouver coincer dans les lattes.

Je file donc et reviens vous parler de mon monstroplante un peu plus tard!






Gros becs à toutes!

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