samedi 4 juillet 2009

Tu sais que tu allaites si...




(Petit message entre parenthèse :

Comme il fait trop chaud pour se concentrer, pour écrire un article de blog, s’occuper d’un bébé ou faire des travaux d’aggrandissement d’une cabane pour y faire rentrer bb2 (il fait d’ailleurs aussi trop chaud pour faire bb2 !), et bien je vais faire un article un peu spécial qui ne me demandera pas beaucoup d’efforts puisque je compte sur vous pour l’écrire.

Voici donc un billet qui ressemble à une invitation à un groupe sur facebook. Car, et oui, Facebook est arrivé jusque dans le Gers et je sais même m’en servir !

Donc, vous savez, quand vous rentrez le soir et que vous allumez l’ordi pour faire vos comptes/lire vos mails/traîner sur des forums de mamans et futures mamans/papoter avec vos copines, vous faites forcément un petit tour sur facebook.

Et là, en haut à gauche, il y a une petite case avec signalé « vous avez une invitation pour un groupe », et vous trouvez là un peu de tout, d’une énième arnaque sur le fonctionnement de FB jusqu’au groupe promettant un mariage/tatouage/danse nu sur un terrain de foot si un certain nombre d’adhérants est atteint en passant par le groupe revendiquant une région, un loisir ou un vieux lycée rempli de souvenirs.

Pour celles qui n’ont pas FB, ça ressemble aussi à une des fameuses chaînes d’amitié dont vos boites mails sont inondées et qui promet 192 ans de malheurs en tout genre, à savoir accident, incendie, météorites, volcan, apocalypse, invasion d’extraterrestres, destruction de la Terre. Bref, un vrai téléfilm catastrophe d’un dimanche après-midi.

Fin du message entre parenthèse.)


Bref, si ce message était un groupe de FB, il s’appellerait « tu sais que tu allaites ton bébé si… »

Et là, et bien, j’ai besoin de votre aide. Certes, j’allaite mon bébé. J’allaite même depuis presque 14 mois, alors j’ai eu le temps d’en entendre des belles. Mais si vous avez quelques perles de réflexions que l’on vous ait faites, de situations dans lesquelles vous vous êtes retrouvées, de vielles croyances qui ont la vie dure, alors venez m’en faire part, histoire de compléter le billet qui va suivre.

Alors bien sur, ça demande à ma douzaine de lectrices (lecteurs ?) quotidienne de s’inscrire sur blogspot et de laisser un petit commentaire (ou un grand d’ailleurs), et je ne vous cache pas que cela me ferait super plaisir de découvrir qui me lit !

Les mamans biberonantes sont bien entendu les bienvenues. Je me doute bien qu’elles doivent en entendre de bien croustillantes aussi, et on pourrait même se faire un « tu sais que tu donnes le biberon à ton bébé si… »

En fait, peu importe ce que l’on fait avec nos enfants, les gens, les bien-pensants ont toujours à redire là-dessus.

On démarre ?



Tu sais que tu allaites ton bébé si…

Tu as régulièrement des auréoles qui apparaissent dès qu’un bébé, quelqu’il soit pleure, même à la télé

Tu as investi dans un soutien-gorge très très laid (lait ?) et très très cher que tu ne remettras jamais

Tu as la poitrine de Paméla Anderson, et prête à exploser

Tu as l’impression que ton bébé te prend pour une tétine géante

Tu es réveillée trois fois par nuit et ça sert à rien de réveiller le papa

Tu te demandes comment font les mamans qui n’allaitent pas pour rendormir bébé la nuit

Tu retrouves les draps mouillés de lait lors de la première nuit sans réveil de ton bébé

Tu es la pro pour trouver LE bon coin pour se poser avec bébé en toute discrétion

Tu as une excuse pour virer tout le monde à la maternité quand il y avait trop de bruit/trop chaud

Tu as une excuse pour t’isoler chez toi quand la conversation ne te plait pas

Tu sais ce que signifie crevasse, pic de croissance et engorgement

Tu sais aussi ce que signifie Lasinoh, tisane de fenouil et compresses chaudes

Tu passes ton temps à rassurer les gens sur le fait que tu l’allaiteras jusqu’à la majorité

Tu sais qu’une trayeuse, ce n’est pas de la science-fiction

Tu sais que ton lait ne va pas tourner quand il fait très chaud

De même, tu sais qu’il ne fera pas de beurre quand c’est la canicule

Tu sais que tu peux manger du choux, épicé voire du chou épicé

C’est toi qui ramène la voiture dans les soirées bien arrosées. On t’avait prévenu, l’allaitement, c’est la continuité de la grossesse

Tu te justifies devant ta mère/belle-mère/voisine/boulangère sur le poids que prend ton bébé et sur le fait que oui, tu as assez de lait et qu’il est de bonne qualité

Tout le monde t’appelle la vache à lait au boulot sous prétexte que tu ne viens jamais sans ton tire-lait

Avant 3 mois, tout le monde te disait que c’est beau une maman qui allaite

Après 3 mois, on te demande discrètement quand tu vas arrêter de le « nourrir » (parce que les mamans qui donnent le biberon font crever de faim leur bébé ???)

Après 6 mois, on te dit qu’il faut arrêter

Après 9 mois, tu deviens perverse et incestueuse

A 12 mois, tu n’écoutes même plus l’avis des gens sur la durée de l’allaitement, de toute façon, ils pensent que ce n’est pas possible d’avoir encore du lait

Tu regardes avec craintes ces deux petites quenottes qui grandissent

Tu ne sais pas le prix d’une boite de lait en poudre et tu ne sais même pas comment fonctionne un stérilisateur à biberons

Tu es bien embêtée quand le pédiatre te dit de rajouter des céréales dans le dernier biberon du soir. Euh… Tant qu’à me goinfrer de céréales le soir, je peux en prendre au chocolat ?

Voili voilou, je compte sur vous !

Gros bisous


lundi 22 juin 2009

Bouton on/off

Quand nous avons passé commande il y a 13 mois et demi + 8 mois, nous l’avions pris sans l’option on/off. Et bien, quelle erreur ! Pour bb2, rapellez-moi bien qu’il faut absolument, en plus des options « fait ses nuits en sortant de la maternité ET continue de les faire les mois suivants », « ne pleure jamais » et « mange de tout », que je le prenne avec un bouton on/off


Arthur, lui, il n’y a pas de soucis, il a bien compris comment fonctionner ce type de bouton.


Ca a un côté plutôt drôle quand son père, avachi sur le canapé se désespère de ne pas pouvoir suivre les courses de formule1 alors qu’Arthur, souriant et tout fier de lui allume la télé, l’éteint, la rallume, l’éteint de nouveau.


C’est fabuleux comment la notion de répétition fait tripper les bébés. Ce petit jeu pourrait durer des heures, si excédée d’écouter les bruits de F1 en alternance, ce qui est encore bien pire que de els écouter en continu, j’éteins la télé avec l’outil magique qu’est la télécommande.


D’ailleurs, Arthur a bien fait le lien télé/télécommande et tape sur la première allègrement avec la deuxième, et de plus en plus fort, au cas où il y aurait une notion de force dans le concept on/off


Un objet qui a aussi du succès est évidemment l’interrupteur. Dans l’œil fasciné d’Arthur, on voit bien qu’il se prend pour le maitre de la lumière, pensant dominer là un grand mystère.


A 7h du mat’ quand le dimanche matin nous le mettons entre nous dans l’espoir hypothétique qu’il se rendorme, nous aurions préféré qu’il ne découvre jamais ce pouvoir. Appuyant sur le va-et-vient commandant le lustre, il se jette ensuite sur nous d’un air triomphant.


L’avantage, c’est qu’ une fois sur deux, on peut le voir tomber dans la lumière et éviter ainsi le coup de boule qui suit…


Le bouton on/off fonctionne évidemment sur tous ses jouets musicaux qu’il adore et dont jusque là on avait évité la saturation auditive en maintenant ces foutus jouets sur off.


Maintenant qu’il maitrise…Et bien nous aussi on maitrise toutes ces musiques qui sont exactement les mêmes, sous des rythmes différents.


L’aspirateur plait beaucoup à Arthur. Je vois bien sur, tous les avantages de cette situation, quand mon fils, du haut de ses futurs 16 ans passera sans râler l’aspi dans sa chambre, voire, allez, soyons fous, dans toute la maison puisqu’il aime autant cette activité. (Comment ça je rêve ???)


En attendant, me poursuivant partout dans la maison en se cramponnant à l’appareil en faisant un « brrrrr » qui suit chacun de mes pas, il a découvert que s’il appuyait sur un certain bouton, l’appareil s’arrêtait et moi je lui lançait un regard noir, ce qui le fait profondément rire. Et puis sur l’autre bouton, c’est le fil qui arrive à toute vitesse.


Tout ça est bien rigolo, certes, mais quand même, bientôt, je vais mettre autant de temps que mon homme pour faire le ménage. Je ne parle pas évidemment du temps que peut mettre à mon homme à faire le ménage quand il a Arthur dans les pattes… (Hé hé, au moins, il fait le ménage, moi le mien, mesdames !)


Arf ! En tout cas, si l’une d’entre vous a hérité du même modèle que moi (le bébé sans bouton on/off, pas l’homme qui fait le ménage, hein !), si elle peut me refiler le mode d’emplois pour que de temps en temps je puisse souffler…


Pour illustrer mes propos, deux vidéos :

L’exemple typique où nous aimerions trouver le bouton off

Et enfin l’exemple où ça serait bien qu’il trouve définitivement le bouton on


On est quand même super fiers de notre monstroplante !

Gros becs à toutes !

samedi 20 juin 2009

Premier pas


Les grandes premières sont toujours des moments pleins d’émotion, n’est ce pas ? Des moments où on verse une petite larme, se laissant gagner par la nostalgie du temps passé et du chemin accompli, et par l’avenir qui s’ouvre à nous


La petite enfance de nos petits, leurs « premières » années, est remplie de tous ces moments-là, de toutes ces premières…


Premières bulles qui éclosent dans le ventre maternel, premier petit coup qui déforme le bidou.

Premier cri, premier regard, premier sourire qui nous émeut.

Première dent, premier bobo qui nous culpabilise, premiers pleurs qui nous torturent, première peur.

Première prouesse, premier bravo qui nous fait applaudir et premier aurevoir

Premier objet attrapé, pouce qui trouve pour la première fois sa place, apaisant ainsi les premières angoisses

Premier babillage, tout premier « maman » qui nous fait fondre, premier « je t’aime », je t’aime aussi mon bébé

Premier caprice, premier « non » signé de la tête, première grimace et premiers signes du mauvais caractère de sa maman

Et premier pas… Et deuxième pas… et encore des pas… et tout le Monde qui s’ouvre à nos tout-petits.


Et puis ce n’est plus un tout-petit après. C’est un grand qui mange pour la première fois seul, qui apprivoise le pot, qui porte son cartable pour son premier jour d’école et qui très vite, amènera sa première petite amie à la maison le jour où il aura obtenu le bac ou son permis de conduire


Mon bébé, il est encore entre les deux. Déjà indépendant, bien sur. Pour preuve, il trottine à quatre pattes plus vite que son ombre. Mais Arthur est encore un bébé. Esquissant ses premiers pas exquis à nos yeux de parents, il n’est pas encore ce petit garçon courant dans la maison en riant.


Ses temps-là sont courts. Pressée à la fois de voir notre p’tit bout devenir un grand et au regret de le voir grandir si vite, je profite de ses tout premiers pas hésitants…


Et pour vous en faire profiter aussi, voici le tout premier pas d’Arthur. Il faut voir l’œil vif car quand je dis tout premier pas, c’est qu’il y en a qu’un !



dimanche 14 juin 2009

SuperPapa II, le retour


Il y a pas mal de temps, j’avais écrit un article sur mon homme, appelé Superpapa.

Cela fait un peu plus d’un an quArthur est parmi nous, il était temps de faire un nouveau bilan du SuperPapa qu’est devenu mon cher et tendre


Il l’allaite presque :

J’allaite Arthur depuis 13 mois, depuis la naissance quoi ! Il a eu le temps de se familiariser avec le vocabulaire, le concept et le fonctionnement.

Alors, quand les épouses de ses collègues de boulot, jeunes mamans allaitantes se trouvent en difficulté, il est devenu LA référence de l’allaitement. Il explique à l’une le principe des pics de croissance, convainc l’autre que toutes les femmes ont du lait et toujours suffisamment bon et fait une vraie promo des bienfaits de l’allaitement maternel aux futurs Papa. Sa boite d’aéronautique va bientôt devenir une antenne de la leache league !


Il assure la nuit :

Parlant d’allaitement d’ailleurs, il explique aussi aux futurs Papa, réjouis à l’idée qu’ils ne devront pas se lever la nuit pour préparer un biberon, que c’est une fausse idée. Les Papas de bébés allaités peuvent très bien se levés, aller chercher bébé qui va téter pendant que Maman ronfle à moitié et le recoucher dans son lit. En théorie.

En pratique, il y a quelques nuits :

Arthur pleure (que dis-je, hurle !)

« Chéri, je suis trop fatiguée, je n’arriverais jamais à me lever » (sous-entendu : peux-tu te lever, remettre cette foutue tétine/veilleuse ou n’importe quoi, lui faire un câlin car ce n’est pas l’heure de manger et le recoucher pendant que je ronfle ?)

« Oui, attends » (Yes ! Je vais pouvoir dormir !)

Et là, il me prend par les épaules, m’assoit dans le lit, et se rendort en ronflant !!!


Il fait preuve d’autorité

Arthur est un morpion qui comme tous les enfants de son âge (rassurez-moi, ils font tous ça ?) nous teste de temps à autre.

Sa grande passion est de jouer avec la gazinière. Bien sur, tout est sécurisé, mais quand même, à chaque fois qu’il s’en approche pour dérégler en général le minuteur, on gronde.

Puisque je m’époumone depuis ¼ d’heure sans résultat pendant que chéri fait un truc super important sur l’ordi (un jeu en ligne ?), je l’appelle à la rescousse.

Il gronde. Arthur s’en va rapidement. Et il revient à la charge, armé d’un gant de cuisine, s’en va farfouiller la gazinière, protégé comme Papa et Maman qui cuisinent, l’air tout fier de lui.

« Mais comment veux-tu que je le gronde ? Il est super fort mon fils quand même ! »

Ah la fierté paternelle en ce qui concerne la cuisine !


Il montre l’exemple

Je situe le tableau. Mon homme est affalé sur le canapé devant un match de foot/une série débile/les annonces publicitaires. Arthur est en train de grimper sur le canapé, se tient tout droit sur le ventre de son père, s’apprête à faire un plongeon en avant pour piquer les lunettes de son père, rebondit, en profite pour grimper sur le dossier du canapé. Ce qui oblige son père à lâcher la télécommande pour le récupérer avant qu’il ne descende par la fenêtre.


« Mais pourquoi il est toujours en train de nous grimper dessus ?

Ben parce que tu lui apprends depuis qu’il a quitté la maternité à faire la mêlée avec toi, à jouer à la bagarre, à faire du cheval sur ton dos ou l’avion dans tes bras...

Ah ouais, mais ça saoule quand je regarde la télé ! »

No comment. Ce n’est que le début mon chéri… Attends qu’il soit plus grand que toi…


Il l’encourage

« Mon fils, tu ne dois pas te laisser faire. D’accord, elle est plus grande et plus vielle que toi. Et d’accord tu lui piques ses jouets quand elle a le dos tourné. Mais quand même ! Tu reviens tous les deux ou trois jours avec une griffure en plus ou une grosse bosse ! Ta mère va finir par s’inquiéter et se poser des questions sur tes fréquentations.

Alors, c’est facile. Quand elle passe à côté de toi pour te mordre, et bien tu la tâcle. Tu lui mets une droite bien méritée et tu n’oublies pas de lui mordre le mollet. Bien sur, garde un ou deux cheveux dans ta main, pour le souvenir. Et n’oublie les doigts dans les yeux au passage. Elle te le faisait quand tu étais coincé dans le transat.

Non mais franchement mon fils, la violence chez les tout-petits, je ne sais pas d’où ça peut venir… »


Et surtout, et bien mon homme, c’est vraiment un super Papa !

Pour preuve, pour la fête des Mamans, Arthur, avec son aide, m'a offert les plus cadeaux qu'il pouvait m'offrir: une grass'mat', un ptit dèj au lit, un repas et une belle peinture! C'est que je suis gâtée moi!


Et même que c'est mon ptit loup qui a battu les oeufs!


Gros bécots

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mercredi 3 juin 2009

Actor's Studio


Mon fils est un acteur né.

Même si nous avons fait quelques pièces de théâtre dans notre prime jeunesse, les gênes de la comédie ne doivent pas venir de nous, ses parents. Quoique, quand on voit nos disputes, on peut se demander si nous ne sommes pas de vrais tragédiens. Sauf que parfois ça se termine en fou-rire tellement notre mauvaise foi est grande.

Enfin bref, notre tit loup est digne de l’actor’s studio.

Il avait déjà montré des talents de comique dans mon ventre en jouant à cache-cache avec la caméra (euh… l’écho plutôt…). Exhibitionniste, il étalait ses coucougnettes à tout va, gardant le mystère sur son visage. Ce qui m’a valu plusieurs séances d’écho, à mon plus grand bonheur, je l’avoue.

Pour surprendre son public, il est arrivé avec un bon mois d’avance, devançant ainsi tous les paris effectués sur sa naissance
La maternité entière nous enviait sa tranquillité et ses grandes nuits. Quel acteur ! Sitôt passé les grandes portes de l’hôpital, il a montré sa vraie nature, exposant ainsi la portée de sa belle (et criarde) voix.

Le spectacle a ainsi commencé. Souriant aux belles jeunes filles de son petit air coquin, ronflant ave attention en ouvrant un œil de temps en temps devant les moustachues, Arthur a choisi son public et ses fans.
Se faisant couvrir de cadeaux à chaque occasion, il rapporte toute l’attention sur lui en s’étouffant avec le papier cadeau ou en grimpant sur les cartons d’emballage. Un vrai cabotin.

Pour se faire plaindre, il n’hésite pas à faire couler quelques larmes au bon moment, voire même à se faire passer pour un tuberculeux comme le témoigne cette vidéo.
Les cris, lorsqu’il n’obtient pas ce qu’il veut ont commencé. Mais Arthur se ravise bien vite quand il voit notre air étonné devant ces comédies. Pourvu que ça dure !

Et puis, il a découvert le « faire semblant ». Aux orties les jeux de coucou ou les marionnettes, qu’il n’a d’ailleurs jamais su faire, et place aux voitures, repas, ménage et autre bricolage. Un vrai imitateur qui reproduit tout ce que nous faisons !

J’espère, amies lectrices, que vous avez un peu de temps devant vous car Maman-fière-de-mon-fils-que-je-suis, je vais vous assommer de vidéos d’Arthur se mettant en scène. Pour ma défense, ce sont des vidéos très courtes. Et puis, je l’avoue, je suis bien fière de mon fiston !

Mcgiver
Michel Vaillant

I want to break free

Et le must du must, une version sous titrée de TITANIC

Gros becs !
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dimanche 31 mai 2009

De mariage


Ce week-end, j’ai marié mon Parrain et ma Tatie.

Je me doutais bien déjà qu’il se tramait quelque chose dès la semaine d’avant. Maman s’est promenée tous les soirs avec des chaussures pointues et à talons à la place de ses éternelles ballerines, pour ne pas avoir mal le jour J. Papa est passé chez le coiffeur et s’est rasé la barbe pour qu’on le reconnaisse le jour J. Et moi, ils m’ont fait essayé pleins de vêtements tous plus inconfortables les uns que les autres en espérant que je prenne 5 cm pour ne pas nager dans mon 12mois le jour J

J’ai mis un peu de temps à comprendre qu’est ce que c’était que ce fameux jour J jusqu’à ce que je les voie préparer les bagages. Ainsi donc, le jour J, c’est soit des vacances, soit un marathon familial.

La veille, c’était le grand bazard. Papa courrait partout dans la maison avec une liste géante que lui avait faite ma Maman. C’était limite s’il n’y avait pas écrit « ne pas oublier Arthur » sur la liste.
Maman rentrée du boulot, le temps qu’elle s’épile les jambes, (c’est le moment tiens !) et nous voilà partis dans notre Astra surchargée.

Bien sur, 3km plus tard, Maman se rend compte qu’elle a oublié son portable. On revient, on retrouve les clés de la maison, on repart. 12km plus tard, cette fois-ci, c’est le costard pour mon Papa et moi et la robe de Maman qu’on a oublié dans le placard. Demi-tour, etc.… Bref, on arrive chez mes Papi et Mamie avec bien une heure de retard

Léger repas qui dure quand même un peu et pendant lequel je fais ma star et grappille quelques miettes, et on prend la direction de chez Parrain chez qui on passe la nuit, sa douce dormant chez ses parents.
C’est qu’il est déjà 23h30 et je n’ai pas envie de dormir. Je saute comme un fou sur le lit en espérant être le dernier à aller me coucher.
D’ailleurs, Mamie si tu passes par là, je confirme : Tonton, Parrain et Papa n’ont pas bu comme des trous, juste un café et une tisane. Ils n’ont pas non plus fait venir une strip-teaseuse et promis ils ne sont pas allé faire la fête jusqu’au petit matin !

D’ailleurs, à 7h30, je les ai tous réveillé !

Je vous passe les préparatifs de la matinée, la joyeuse pagaille quand une demi-heure avant de partir, l’ensemble de la famille s’est décidée à se changer. Moi, j’ai atterri dans un costard blanc avec une chemise rayé à col mao. Tout le monde a craqué sur moi ! J’étais trop beau selon ma Maman !

J’ai ensuite fait mon dodo dans la voiture le temps que le convoi accompagnant le marié ne se perde pas pendant 70km.

Ils étaient bien beau mon Parain et ma Tatie. Je vous mettrais bien une photo pour vous les montrer, mais je vais attendre que ma Tatie me donne l’autorisation en passant par là (hé hé, elle sera forcé de laisser un commentaire, gnark gnark gnark), une fois qu’elle aura récupérer sa connexion internet, lu ses 497 messages en attente et répondu aux 176 messages de félicitations.

Je n’ai pas été très sage à la mairie. Heureusement que je me voyais dans le grand miroir pour me faire des grimaces et que j’ai pu papoter un peu avec le buste de Marianne.

A l’église, par contre, je suis resté un vrai ange. Faut dire que Maman avait prévu le coup et j’ai dégusté mes petits biscuits toute la messe. Mon Papa a lu un texte, et même que je l’ai reconnu ! Et j’ai ponctué sa lecture d’un énorme rototo sonore.
J’ai été tellement sage que ma Tatie, elle croyait que je n’étais pas là à la messe.

Pendant la séance photo, j’en ai profité pour aller jouer sur les pavés. C’était très sympa et mon pantalon tout blanc est ressorti tout noir. Maman était contente, c’était juste avant mon passage devant le photographe.

Ensuite, on est allé visiter la chambre où on (n') allait (pas) dormir cette nuit. On en a profité pour siester. Enfin, mes parents, car moi, j’ai sauté sur le lit.

Pour l’apéro, j’ai eu droit à mon éternel purée/petit suisse/galette pendant que Maman s’empiffrer d’accra et autres verrines aux langoustines (hé hé, vous en bavez hein ?)

J’ai squatté un peu les bras d’Alicia, ma baby-sitter d’un soir, et direction le dodo. Enfin, en théorie. En pratique, le dodo a été bien plus compliqué que ça. Et quand je me suis endormi, vers 13h, j’avais déjà cassé les oreilles de tout le monde.

Je me suis réveillé vers 7h pour aller raccompagner un de mes tontons à la gare. Y’avais plus personne dans la salle, j’ai du mal à me dire qu’ils ont bien mangé, bien bu et bien dansé et que je ne me suis aperçu de rien !

Voili voilou, c’était très sympa !
J’ai mis un peu de temps à m’en remettre et j’ai été déréglé quelques jours, faisant passer à mes parents des nuits (encore) plus difficiles que d’habitude. La nuit qui a suivi chez Papi et Mamie a été mémorable. A minuit, j’appelais toute la famille, prononçant par la même occasion la première fois les mots « papi » et « mamie » qui sont venus étoffé mon vocabulaire déjà bien riche « papa », « maman », « caga » (Paga, le lapin) et « tein » (tien).
A 1h, je sautais sur le lit de mes parents en montrant mon image dans le miroir mural et en criant « bébé » (Décidemment, je ne suis bavard que la nuit !).
A 3h, je suis descendu jouer dans le salon avec mon Papa pour laisser quelques heures de répit à Maman
A 4h, je suis remonté tout seul parce que Papa a fermé les yeux trois secondes et demie, faisant une énorme trouille à ma maman qui m’a retrouvé en train de chouiner devant sa porte. Je ne comprends pas pourquoi elle a eu peur, les escaliers, ça me fait même pas peur !
A 4h30, je me suis endormi entre eux, en virant ma mère du lit
A 7h30, je me suis réveillée en sautant partout, une nouvelle journée avait commencé, pas question d’en perdre une miette !

Vous comprenez ainsi pourquoi ma Maman n’a pas trouvé le temps d’écrire un article plus tôt ni de passer laisser des commentaires sur vos blogs. Son temps libre cette semaine, elle l’a passé à pioncer !!!


J’en profite pour féliciter Miskouet, Damien et Titouan pour l’arrivée hier à 3h20 de Gabin, mon nouveau petit copain !
Gros becs à tout le monde!

samedi 16 mai 2009

La cabane déménage



Je l’adore ma cabane gersoise ! Mais faut avouer qu’elle a quand même des inconvénients.
D’abords, il pleut régulièrement dedans. A force, on a des marques de gouttières sur tous nos plafonds, plafonds tapissés (mais comment ça on tapisse les plafonds dans le Gers ???) avec très mauvais gout d’ailleurs. Et puis le plancher par endroit, on y passe presque à travers à cause de l’eau. Et quand on sait que la cabane est sur pilotis, ce n’est pas très rassurant.

La pluie n’est pas la seule responsable du plancher en gruyère. Nos tuyauteries aux normes hollandaises ne s’adaptant pas très bien à nos réparations aux normes françaises, on trouve régulièrement des flaques souterraines repérables seulement quand le plancher commence à faire un bruit spongieux en s’enfonçant.

Ensuite, dans le Gers, quand il ne pleut pas, il fait très chaud. Très très chaud. Et notre toiture, enfin, notre plafond car une toiture c’est un machin sensé être étanche quand même, est recouvert de plaques goudronnées. Et c’est tout. Pas de tuiles, pas d’isolation. Donc, l’été, à l’intérieur, il fait la même température qu’à l’extérieur, au soleil bien entendu. L’hiver, sans chauffage, il fait bien sur la même température, là aussi qu’à l’extérieur, à l’ombre cela va de soi.

Et puis, on a nos fenêtres. Pleins de fenêtres, mais petites. Tellement petites que je ne trouve pas de rideaux à leur taille. Et puis curieusement, elles ne s’ouvrent que d’un côté. Du côté gauche pour être exact. Sauf la grande fenêtre du salon, qui elle ne s’ouvre carrément pas. C’est une fausse fenêtre en fait, une vitre qui sert juste de serre. Pour fermer les volets, il faut être deux. Un pour fermer et l’autre pour tenir en haut la petite poignée à l’intérieur. Et en plus évidemment, il faut un escabeau pour les fermer, la maison étant sur pilotis, les fenêtres sont relativement hautes

Pourtant, elle n’est pas bien haute notre cabane. Même que mon homme, il passe son temps à se cogner dans les lustres. Ca a l’avantage de chauffer super vite l’hiver. Mais ça se refroidit tout aussi vite vu que nos fenêtres ne sont pas vraiment de la même dimension que leurs cadres.

Et puis elle n’est pas bien grande non plus. Notre chambre est une cabine de bâteau. Celle d’Arthur, voyons le bon côté des choses, peut lui servir de parc. La cuisine est dans un couloir qui mène au salon, d’une taille respectable, sauf qu’on y met tout et n’importe quoi vu que c’est la seule pièce digne de ce nom.

J’adore ma salle de bain. Sauf que les multiples fuites de tuyauterie font qu’elle est entièrement à refaire. Et puis tant qu’on y est, on sortira les caches en style « faux vitraux » des minuscules fenêtres, c’est vraiment vilain

Je vous passe la bibliothèque en hauteur qui tombe à chaque grondement d’orage, les trois prises seulement du salon/couloir (euh cuisine), prises d’ailleurs hollandaises dans lesquelles les caches-prises français ne rentrent pas, le lino découpé, la tapisserie au plafond, l’absence totale de rangement, la maison qui tremble quand la machine à laver fonctionne etc…

C’est pourquoi mon homme s’est penché tous les soirs pendant un mois sur l’ordi pour nous concocter des supers plans pour que notre cabane au fond du jardin devienne une vraie maison. Ou du moins un chalet !
Mon homme, si tu passes par là, je suis très fière de toi ! C’était beaucoup de boulot, surtout avec moi dans les pattes, mais tu l’as fait super bien. La preuve, le permis de construire a été accordé il y a deux semaines !

Alors bien sur, on a pris rdv fissa à la banque, qui nous accorde normalement le crédit. Qui nous l’aurait probablement accordé ce matin si, dans un délire de grand ménage de printemps, le dossier crédit n’avait pas atterri dans la poubelle de recyclage, avec dedans bien sur, nos avis d’imposition et derniers bulletins de salaire. Bon, le temps de refaire tout ça, et nous repartirons à la banque.


Et ensuite, à nous les travaux !

Et en exclusivité mondiale, voici les plans !

(cabane actuelle)



(futur château)



Je vous fais une petite visite ! Alors, à l’entrée, sur notre droite le salon avec canapé et deux fauteuils (enfin si le deuxième fauteuil qui dort dans l’abris de jardin depuis deux ans et demi et encore en état !), éclairés par une baie vitrée donnant sur la terrasse.
En face, la cuisine, a priori en bois, qu’on fera nous-mêmes avec un bar, ce qui me fera beaucoup beaucoup de plans de travail pour en mettre partout quand je fais cuire des pâtes. Le grand luxe ? il y aura même un lave-vaisselle !
A gauche, une grande porte (actuellement, une espèce de mini porte vitrée) qui donnera sur la bibliothèque/bureau/salle de jeu actuellement le salon. On pourra toujours en faire une chambre si jamais un bb3 viendrait pointer son nez
A côté, la chambre de bb2, toujours du style cabine de bâteau, mais ça, je crois qu’on ne pourra pas faire mieux
La chambre d’Arthur ne bouge pas, ça reste un parc.
Salle de bain à côté qu’on refera s’il nous reste temps et argent. Et enfin, notre chambre, qui grandira un petit peu, de quoi mettre un lit en 160cm, histoire de pouvoir faire du cododo le dimanche matin avec nos deux gamins (enfin d’abord Arthur et peut-être le deuxième s’il ne ronfle pas !)

Le tout sous une vraie charpente avec de vraies tuiles, de vrais murs et même une isolation !

Et en prime, une vidéo de mon loulou qui sera sans doute très content d'avoir encore plus de place pour étaler ses jouets : cliquez ici !

Gros becs à toutes !
Edit pour Anne:
notre cabane est petite et pas tout confort, mais on l'adore!
Tu auras une photo par :