Cerise's family

Ptit Noyau a enfin éclos et il grandit...grandit...

mercredi 16 décembre 2009

"Bodel'!"


Quand on voit mon loulou pour la première fois, on doute vraiment que ce soit mon fils. Déjà, il est blond aux yeux bleus comme son Papa. Et faut avouer, physiquement, il n’a rien, mais vraiment rien de moi. A part bien sur la taille, mais ça, ça ne compte pas vraiment, il a seulement 19 mois.

Alors, on se dit qu'il doit tenir son caractère de sa Maman. Il est sûrement gentil, sage, curieux et généreux (ben quoi, je peux me lancer des fleurs quand même! C'est mon blog!). Et puis le doute s'insinue doucement, et tout le monde doit penser que je l'ai voler à la naissance (quoique techniquement, il ressemble bien à son père quand même) parce qu'il lui manque une qualité prédominante chez moi: la capacité génétique de parler pour ne rien dire. Et oui, au premier abord, mon fils n'est pas un bavard.

Bon, je vous rasure de suite, c'est juste au premier abord, comme moi la plupart du temps finalement.
Donc, la première fois que vous voyez mon fils, il fait la moue comme Maman et aucun son ne sort de sa bouche. Sauf si vous venez accompagné d'un chien/chat/poisson rouge ou d'un gâteau/chocolat/camembert bien puant. Dans ce cas, petit à petit, il montre du doigt l'objet de convoitise et parfois un petit "ça" accompagne son geste avec un air de petit enfant sage qu'il n'est pas tous les jours.

Et puis, il se déride, ne vous regarde plus comme si vous allez lui manger son Nounours et accepte de nouer un contact avec vous. Ca se traduit généralement par le don d'un morceau de fromage bavouilleux ou le partage d'une oreille de Doudou hochet machouillée. Bref, si vous n'avez pas peur de la grippe ou tout autre crobe transmissible par bavouille, vous allez vous faire un ami de mon bébé.

Après, il faut assumer. Il va vous gaver de gâteaux apéro, puisque lui n'a pas (encore) le droit d'en manger, squatter vos genoux en triturant vos colliers, vous faire lire une histoire de loup qui se cache ou entamer une partie de châtouille qui ne se termine jamais.
Et puis, quand il se sent en confiance, alors on voit apparaitre les gènes maternels du papotage.

Arthur parle très vite et probablement plusieurs langues en simultané, ce qui ne le rend pas toujours compréhensible. Enfin, ceux qui ont eu la malchance de tenir avec moi une conversation non virtuelle savent que là encore, c’est une caractéristique maternelle. Mon accent, ma vitesse de débit et mon illogisme à toute épreuve rendent ma conversation bien souvent incompréhensible, quoique sûrement très drôle vu de l’extérieur.

Bref, au milieu des "abadabadabodoureuh", mon bébé sort quand même quelques mots compréhensibles, en général dans la sémantique de la bouffe tels « miam », « tatasse* », « tisuisse* », « gâteau », « tété », « ati* », « ci* », « cullère». (Un lexique est mis à votre disposition en fin d’article pour plus de clarté).

Pour accompagner les moments préférés d’Arthur que sont les repas, il a quand même du investir dans un autre type de vocabulaire comme « papa », « maman », « assis » et « là » pour bien nous faire comprendre qu’il est l’heure de se mettre à table. Du coup, dès 11h le matin, Arthur vient nous chercher en nous tirant par nos vêtements et nous désignant nos places respectives, après avoir mis lui-même le couvert, « Assis là maman ». Il ne reste donc plus qu’à lui apprendre à faire la cuisine et à nous servir.

Dans le même registre, Arthur compte devant le four allumé « un, deux, deux » et se jette en l’air en attendant que le four sonne. La sonnerie déclenche bien entendu une sorte de « danse de la bouffe qui va bientôt arriver », autrement dit, une ronde endiablée à grand renfort de « miam miam »

Et comme, même si nous sommes de bons gersois, nous ne passons quand même pas tout notre temps libre à table, il arrive à Arthur de jouer. Il aligne alors ses chaises et fauteuils devant lui (serait-il maniaque comme sa Môman?), y installe ses doudous, nounours et autres poupons, leur prépare consciencieusement leur pitance avec sa petite cuisinière, et leur sert tour à tour la soupe amoureusement concoctée.

Pauvres petits nounours qui mangent toute la journée! Et parfois même des légos qui mijotent en compagnie du poulet et des tomates en plastique dans la petite casserole…
Comme Arthur est tout aussi maniaque que sa Môman, ses nounours doivent être bien assis au fond de leur chaise, sûrement un souvenir des « Arthur! Assis toi bien sur ta chaise » qu’il entend à longueur de repas…
Mais vous avez essayé, vous, à 19 mois, d’asseoir un mini Winnie l’ourson en peluche qui de toute façon ne peut pas s’asseoir sur une mini chaise en plastique de jardin?

Alors, et là, sous mon œil attendri de Maman fière qui voit son fils grandir et l’imiter, Arthur demande à son Winnie de s’asseoir : « Assis Nounours, assis là! ».
Et comme Winnie est aussi obéissant qu’Arthur, et comme sa Maman a un bon langage châtié du Sud-Ouest, c’est devenu un rententissant « Assis bodel*!!!! »

Arghhhhhhh! Au secours! Mon fils parle! Et pour la première fois de ma vie, je vais être obligée de ne plus parler à tord et à travers! Je dois maintenant faire attention à ce que je raconte!
Y’a pas à dire, nos bébés, ils grandissent bien trop vite!


Petit lexique langage arthurien/français

Tatasse: tasse. cela vient probablement du fait que nous passons notre temps à demander à Arthur: « Elle est où ta tasse? »
Tisuisse: petit suisse.
Ati: Bon appétit. Sauf que ça presse trop pour le dire en entier.
Ci: Merci. Même raison que « Ati »
Bodel: bordel. Abréviation de "bordel de merde", voire bien pire encore

lundi 7 décembre 2009

test de grossesse: mode d'emploi


Le gros investissement quand on essaie de faire un bébé, c’est bien les tests de grossesse. Vous savez, ces petits bâtonnets roses ou bleus, comme si ça avait une valeur prédictive du sexe dès le premier mois de grossesse, sur lesquels on doit faire pipi dessus.

Alors, pour vous spécialement, voici un mode d'emplois de ces petites choses qui ont, à un moment donné d enotre vie, tellement d'importance:


Comment bien choisir son test de grossesse?

Tout d’abord, il y a plusieurs cas de figure:

Pour celles qui sont très impatientes, il existe des tests qui détectent une grossesse dès 4 jours avant le retard de règles. Le taux de réussite est de 50%. C’est malin quand même! Ben oui, parce que moi, dès la conception, je peux vous détecter une grossesse avec 50% de réussite. Soit vous êtes enceinte, soit vous ne l’êtes pas. J’ai une chance sur 2 de gagner, mon taux de réussite est de 50%.

Pour celles qui cherchent toujours la petite bête, il y a ceux qui affichent directement le résultat en toutes lettres: « enceinte » ou « pas enceinte ». Là, il n’y a pas de doute possible, soit vous l’êtes, soit vous ne l’êtes pas. Pas besoin de regarder le test à la lumière de la lampe torche/du jour/de l’halogène/du super méga spot pour voir apparaitre une ligne très très pâle rose. Pas besoin de prendre le test en photo pour l’envoyer par mail aux copines tout en précisant que la photo n’est pas bonne et qu’on ne voit pas bien dessus la ligne très très pâle. Pas besoin d’aller chercher le test dans la poubelle 1 heure plus tard pour voir si miraculeusement une ligne n’est pas apparue. Bon, bien sur, ils précisent bien sur la notice que si ce test est fait trop tôt, il n’est pas forcément fiable. Donc, il y a toujours moyen de batailler pour celles qui y tiennent.

Pour celles qui aiment bien les énigmes, il y a les tests avec les barres. Il faut savoir quelle est la barre témoin, combien de barres doit-il apparaitre, de quelles couleurs sont les barres. Donc, il vaut mieux lire la notice avant, sinon le doute persiste. S’il n’y a pas de barre, le test ne fonctionne pas. S’il y a une barre et que c’est la barre témoin, vous n’êtes pas enceinte. S’il y a une barre et que ce n’est pas la barre témoin, alors le test ne fonctionne pas, ce qui ne veut pas dire que vous n’êtes pas enceinte. S’il y a deux barres, se référer à la notice au cas où une croix devrait apparaitre à la place des barres.

Pour celles qui consomment les tests de grossesse en grosse quantité, du type cycles irréguliers, test tous les 2 jours, test après les règles au cas où, test après un énième test négatif dont on n’avait pas compris le principe, il existe les tests de labo achetés sur le net. Vous êtes livrées en quelques jours, délai à prendre en considération quand la fin de cycle arrive. Dans votre boite aux lettres, une dizaine de tests, parfois accompagnés de tests d’ovulation, sur lesquels il est marqué qu’il faut les conserver à température comprise entre 5 et 25 ° (température à prendre en considération si votre boite aux lettres n’est pas isolée thermiquement) vous attendent avec une notice généralement en anglais, voire en chinois si vous n’avez pas de chance.

Pour celles qui comme moi rentrent dans un peu toutes les rubriques, elles peuvent se permettre de piocher au hasard dans tous les tests nommés ci-dessus, selon l'envie et les possibilités. A savoir tout de même que la pharmacienne vous regarde d’un drôle d’œil quand vous y passez tous les deux jours y acheter un test de grossesse. Et que l’avantage des tests du net, c’est qu’une fois qu’on a traduit la notice, on se rend compte que ça revient quand même beaucoup moins cher!


Quand faire son test de grossesse?

Idéalement, il faut attendre que l’hormone BHCG (Bon, Beta HCG, mais je ne sais pas où se trouve la touche « Beta » sur mon clavier) soit détectable dans les urines, c’est-à-dire entre 4 jours avant le retard présumé des règles (avec 1 chance sur 2 de plantage!) et quelques jours de retard. Donc bon, disons qu’avec beaucoup de patience, on arrive à un jour de retard au prix d’un énorme effort surhumain (ou surféminin d’ailleurs!)
La grande question reste de savoir quand devraient arriver les règles bien évidemment. Alors, dans les bouquins, les femmes ont des cycles de 28 jours avec une ovulation au quatorzième jour et des règles au vingt-huitième jour. Cela reste théorique, et avec des cycles allant de 26 à 40 jours, vous pouvez difficilement vous fier à ça.
Il existe plein de façon de repérer l’ovu: les douleurs au bas ventre, la température basale, l’ouverture du col, voire la texture de la glaire, mais là, si j’ai quelques lecteurs masculins, je préfère m’abstenir de tout détail au risque de tomber dans le gore.
Bref, si vous n’avez pas la chance d’avoir des cycles hyper réguliers ou de souffrir le martyre pendant l’ovu, vous faites vos tests au petit bonheur la chance en vous consolant de leur négativité en vous disant qu’il a été fait trop tôt.


Comment faire un test de grossesse?

Alors là, c’est facile, il faut faire pipi dessus! Le matin de préférence, avec les premières urines. Ben oui, elles sont plus concentrées, et quand vous faites un test 4 jours avant la date présumée de vos règles, vous augmentez les chances d’efficacité de votre test de 50 à 55%.
Du coup, vous vous retrouvez avec une envie terrible de faire pipi mais, il faut d’abord penser à:
- mettre vos lentilles (ou rechercher vos lunettes)
- chercher le test au fond de l’armoire où vous l’avez caché pour faire une surprise au futur papa
- déchiqueter le papier en prenant garde de ne pas prendre le test du mauvais côté
- bien tenir le test pour ne pas le faire tomber dans la cuvette
- bien viser, d’où l’importance de mettre ses lentilles avant

Une seconde méthode consiste à se soulager dès le lever dans un petit récipient et d’y tremper le test ensuite. Ceci permet de déchiqueter l’emballage sans se tordre dans tous les sens de peur de se faire pipi dessus et de chercher ses lentilles après avoir fait pipi, se donnant ainsi une occupation pendant que le test réfléchit.

Ben oui, mauvaise nouvelle, il faut attendre 3 minutes pour que le test annonce le verdict. Sauf pour celles qui ont été très très patientes, qui ont attendu un retard effectif des règles et qui auront droit à une réponse de suite.
Pendant ces trois minutes, vous pouvez au choix: mettre vos lentilles/déjeuner/attendre devant le test/attendre devant la porte des toilettes/venir lire mon blog pour savoir la marche à suivre après la lecture du test/avertir vos copines que vous venez de faire un test. Si vous choisissez la dernière solution, veillez bien à annoncer le verdict quelques minutes plus tard à vos copines, sinon, elles vont vous tuer…


Que faire à la lecture du test?

Soit vous êtes enceinte, ce que je vous souhaite bien entendu, et dans ce cas, vous avez le droit à une petite crise d’hystérie façon je saute partout dans mes toilettes en criant « Ouaich! Ouaich! Ouaich! ». Si vous comptez faire une petite surprise symbolique au futur papa du style petits chaussons avec le café, livraison d’un bavoir « meilleur papa » en réunion ou point d’interrogation sur votre ventre pas encore rebondi, il est conseillé de souffler légèrement « Ouaich! Ouaich! Ouaich! » pour ne pas lui donner des soupçons. Si vous êtes seule, laissez éclater votre joie en pas de danse. Profitez bien, car bientôt vous serez en mode baleine et ça ne sera plus forcément possible.

Si le test est négatif, dites vous qu’il a été fait trop tôt, vérifier sa date de péremption, si si, un test de grossesse se périme, qu’il était défectueux, qu’il y a peut-être finalement une vague barre rose pâle quand on regarde bien à la lumière, que tant qu’il n’y a pas de règle, il y a de l’espoir.
Pleurez éventuellement un bon coup, allez vous consoler dans les bras de votre homme ou allez vous plaindre à vos copines, et peut-être que en effet, le test a été fait trop tôt…

Pour ma part, le test (euh… les tests… smiley-qui-rougit) n’étaient pas défectueux et n’ont pas été fait trop tôt. Après 40 jours de cycle qui m’ont paru interminable et 3 tests négatifs, mes règles sont arrivées.

Allez allez, il faut voir le bon côté des choses! C’était il y a plusieurs jours, ce qui fait que je m’approche déjà de la fin de mon cycle prochain, ou du moins de la période la plus agréable du cycle, et que ça me donnera l’occasion de décrire en détail les signes d’ovulation évoqués plus haut dans un prochain article qui fera peur au public non averti!

Gros bisous à toutes
Et une pensée particulière à mes copines Sandra, Elsa, et Fifi qui elles aussi se prennent la tête avec tout ça!

A bientôt!
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dimanche 22 novembre 2009

Ma crise de la vingt-huitaine


C’est pas que je vois la crise de la quarantaine arriver, mais quand même, je me rapproche terriblement vite du cap (fatidique?) des 30 ans. Fraichement auréolée de mes 28 ans (Bordel! Déjà 2 mois et demi qu’ils sont fêtés ceux-là, ça passe définitivement trop vite!), je me demande bien à quel âge on passe dans la catégorie des vielles peaux. Quoique, il y a peu être une catégorie intermédiaire entre les jeunes premières de 20 ans et les vielles peaux de… de quel âge d’ailleurs?

Arrivée il y a 5 ans dans ma boite, j’ai été vite surnommée « la Petite ». J’ai longtemps cru que ce surnom était du à ma grande taille (1m54 au bas mot), et ça me passait largement au dessus (ho ho ho, quel jeu de mots!) jusqu’à ce que je me rende compte qu’on ne m’appelle plus que par mon prénom, voire même « madame » par nos jeunes stagiaires qui viennent d’arriver. Même plus un « sale gamine » à me mettre sous la dent depuis que mon vieux (arf! S’il me lisait, j’y aurais droit à mon « sale gamine! »), mais néanmoins collègue préféré m’a laissée qu’avec des jeunots et jeunottes.

Enfilant mon pyjama blanc informe qu’on appelle tenue obligatoire, je me rappelle qu’avant, elle était beaucoup plus informe puisque j’y rentrais 8 kilos de moins. Et je ne vous parle évidemment pas des rides (seulement quand je me marre hein! Elles ne sont pas encore en mode permanent) ni des cheveux blancs qui ne vont pas tarder à apparaitre.

J’ai beau me rassurer en me disant que mon homme, bientôt 30 ans, vit la même chose que moi et qu’il n’en reste pas moins un gamin (attardé? ) (Euh non, pas attardé car mon homme lit mon blog à l’occasion). Qu’on continue de mater des dessins animés (comment ça maintenant plus personne ne connait Albator et Les mystérieuses cités d’or???). Et pis aussi qu’on est capables de se taper dessus à coup de manettes Wii quand il y en a un qui gagne à l’arrache (mais si, je vous assure, la wii, elle est capable de tricher en faveur de mon homme!). Et aussi qu’on joue au légos. Sauf que là, je crois que c’est notre statut de parent qui fait que…

N’empêche que je vieillis. Impossible de faire une nuit blanche à jouer au poker sans avoir les yeux globuleux pendant 3 semaines. Impossible de faire 3 abdos sans avoir l’impression d’avoir une grippe d’une semaine sans fièvre. Impossible de manger une tablette de chocolat sans prendre 3kg dans chaque hanche (et voire chaque fesse!).

Donc voilà, du coup, je fais ma petite crise de la vingt-huitaine. J’ai eu ma première gueule de bois ce matin depuis plus de 2 ans (allaitement oblige!), j’ai fumé ma première cigarette depuis le même temps.
J’écoute à fond les ballons la musique de mon adolescence. Je laisserais bien mes deux hommes à la maison pour me faire une petite virée entre copines (bouh! Elles sont toutes loin!). Et je partirais bien avec mon homme (et sans mon monstroplante) pour un ptit week-end en Irlande (ben oui, on en revient toujours aux pubs).

Bref, je crois que j’ai la trouille de faire bb2!!!!
Rassurez-moi les filles, ça va me passer dès le test de grossesse positif? Parce que c’est pas que la grossesse empêche de vivre, mais quand même, si ça se passe comme pour Arthur, j’en ai pour quelques mois sur mon canap’ dans mon fin fond du Gers. Et là, je panique vraiment!

(Ne vous inquiétez pas! J’écris ça quand mes hommes dorment, parce que le reste du temps, quand même, je profite à fond de ma vie et de ma petite famille!)

Allez, gros becs à toutes et rendez-vous bientôt pour un éventuel verdict!

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jeudi 12 novembre 2009

Mais comment qu'on fait les bébés???


Je vous rassure, hein! Je sais comment on fait. Enfin, je pense. Et puis, avouez, Arthur est plutôt réussi, c’est qu’on doit avoir une bonne recette avec son père!

Nan, nan, la question, c’est en fait: « mais comment on fait un bébé quand on en a déjà un? »

Non pas qu’Arthur sert de pilule contraceptive à lui tout seul, mais quand même parfois, je me pose des questions sur notre tendance maso qui nous pousse à lui vouloir absolument un ptit frère ou une ptite sœur. Peut-être qu’inconsciemment, on se dit qu’ils joueront ensembles et que du coup, on aura un peu plus de temps pour faire la grass’mat/la sieste sur la canp’/une partie de mari kart/mater les pubs à la télé/éventuellement faire le ptit troisième.

Enfin bref, je me dis que maintenant qu’il dort la nuit (nuits blanches jusqu’à 13 mois quand même), qu’il mange seul, qu’on peut lire un bouquin en le surveillant dans le bain (parents indignes que nous sommes), qu’il arrive à s’occuper seul avec ses légos pendant que je papote avec mes copines, pourquoi donc on voudrait remettre le couvert comme on dit! (d’ailleurs si quelqu’un connait l’origine de l’expression « remettre le couvert… »)

Sans parler du fait qu’à chaque fois que techniquement, on se penche sur le « projet petite soeur », et bien le futur grand frère pris de jalousie à l’idée de partager ses jouets décide que la sieste, voire la nuit est finie et qu’il est temps d’envoyer le goûter, faire un câlin à maman, jouer avec papa et mettre la maison à sac (au choix: dessiner sur le murs, détapisser le couloir, mettre les dvd dans la tour de l’ordi, déchirer les livres et mettre le chèque de la prime à l’emplois dans la poubelle). Evidemment, c’est un bon moyen de rester fils unique.

J’en déduis donc que l’horloge biologique, les hormones, voire l’instinct de survie de l’espèce fait qu’on ne se souvient que des bons moments, voire transforment les mauvais en instants magiques. Et que l’envie de voir mon ventre s’arrondir (comment ça, il est déjà rond???), de donner la vie à nouveau, de voir grandir un tout ptit bout, de voir nos deux enfants mettre à sac notre (bientôt) maison prennent le dessus sur la fatigue, les caprices, les grandes crises pour manger un gâteau avant de manger et les nuits hâchées.

Pour info, entre les cauchemars d’Arthur, et pis accessoirement la cabane qu’on est en train d’agrandir, et pis aussi le fait qu’on bosse tous les deux et que parfois on a besoin d’une vie sociale, et bien quand même on trouve le temps de se pencher sur le « projet frangin/frangine ».
Et même que tout a l’air de fonctionner chez moi, ce qui n’a pas toujours été le cas.
J’ai bien mal au bide, mais suis plutôt contente, c’est que ça travaille là-dedans!

Alors on y croit! Tous les espoirs sont permis!!!

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dimanche 1 novembre 2009

Le monde merveilleux d'auf


Mais qu’est-ce donc là???

Auf est un monde vraiment à part. Un monde que l’on découvre quand on se rend compte qu’il ne suffit pas d’arrêter la pilule pour tomber enceinte la nuit suivante, quand on percute que les cycles féminins ne font pas automatiquement 28 jours et surtout quand avoir un bébé devient une telle obsession qu’on va chercher des réponses sur le net.

Alors un jour, on décide de taper « arrêt pilule durée avant grossesse » « 2 mois arrêt pilule toujours pas enceinte » « au secours je veux un bébé » dans son moteur de recherche et on débarque sur auf (ou docti ou tout autre forum spécialisé féminin, tout dépend du moteur de recherche).

Au début, il faut que les yeux s’habituent. Il y a des smileys dégoulinant de cœurs partout et des mots inconnus au dictionnaire. Gynéco devient alors « gygy », spermatozoïdes sont des mignons « zozo », et l’on a un « + » lorsqu’on découvre qu’on est enceinte après avoir fait un test pipi ou une pds.

C’est un véritable vocabulaire propre à ces copinautes! Depuis, ces termes sont parfois sortis de ma bouche devant l’œil ahuri de mes copines, mais je crois que cela reste nébuleux pour elles. Et puis c’est sans parler des codes chiffrés tels C3j14, attention, il est grand temps de passer aux TP!

Bref, une micro société où l’on parle sans complexe, où l’on se jette pour la 12ème fois de la journée dans une polémique biberon vs allaitement et contre toute attente où on se fait de réelles relations amicales desquelles je serais incapable de me passer maintenant.

On passe le temps ensembles, à attendre la fin de ce foutu cycle qui dépasse largement les 28 jours, en essayant de ne pas trop se ruiner en test de grossesse. Entre nous d’ailleurs, c’est juste le regard de la pharmacienne après lui avoir acheté 6 jours de suite un test qui fait qu’on se force à la patience. On compare nos différents symptômes, à savoir si les nausées peuvent vraiment apparaitre 3 jours après la supposée conception et si oui ou non les envies de fraises sont un réel symptôme à prendre au sérieux.

On rit, on s’encourage, on pleure aussi quand on doit recommencer à nouveau un cycle (mais attention: nouveau cycle, nouvel espoir!), on pleure aussi quand la copinaute que l’on connait depuis plusieurs années maintenant nous apprend que ce n’est toujours pas pour dans 9 mois.
Et on pleure encore plus quand elle annonce que c’est dans 9 mois! Je vous laisse imaginer l’état de mes yeux quand je découvre la frimousse de son bébé…

Et puis un jour, on découvre ce fameux « + », alors on migre de forum, encore plus spécialisé pour se décharger des angoisses qu’entraîne cet état de grossesse qu’on a tellement attendu. Et les milles questions qui suivent: « vous pensez quoi de ce prénom? », « comment éviter les vergetures? », « a combien de semaines on sent bb bouger? », « et d’ailleurs, c’est quoi la différence entre sa et sg??? »

Bébé arrive. On a quand même moins le temps de passer sur auf. C’est qu’il prend du temps ce loustic! Il pleure, il tète, il joue… Et la vie s’accélère, on reprend le boulot, parfois une vie sociale aussi. On passe quand même donner des nouvelles aux copinautes, voir comment grandissent leurs loupiots, poser quelques questions sur la perte des kilos résiduels ou l’allaitement.

Et puis, on décide toutes de migrer sur un forum privé. Plus pratique, plus intime. On peut mettre des photos, on peut parler plus tranquillement. On a de la lecture au ptit dèj. Et oui, bien évidemment, il y en a qui passe pendant les réveils nocturnes de leurs bb2. C’est que le temps passe aussi, et certains bb2 sont déjà arrivés!
On s’appelle de temps en temps, on passe se voir quand on est dans la région, on s’envoie des faire-parts et des cadeaux pour les anniversaires. On est les premières à savoir que l’une est enceinte, parfois même avant le futur papa! On connait le prénom secret (enfin pas toujours ^^ ), on stresse comme des folles le jour J, attendant le texto pendant une réunion de boulot pour ensuite expliquer au grand chef que les cris de joie sont dus à l’accouchement de Pseudo45896.

Bref, on est un peu plus que des copinautes… Un peu plus que des copines même… Et de vraies amies bien souvent!

Mais quand même, il nous reste toutes un truc en commun de nos années aufiennes, c’est notre langage!
Alors, pour toutes mes copinautes, aufiennes ou pas, virtuelles ou les quelques une s(uns?) réelles, qui passent encore sur mon blog après mes quelques mois d’abstinence blogosphérienne, voici ma situation en langage aufien:

Je suis en essai bb2 C2j 7 avec des cycles de 29 jours à peu près et une ovu vers j15. Je suis OPK a priori, mais là en ce moment, ça ne déconne pas trop non plus. Enfin, pour le C, je ne sais pas si l’usage aufien préconise de compter à partir de l’arrêt pilule (dans ce cas C4 ou 5 je pense) ou à partir du moment où on se dit qu’on va compter. Et donc se prendre la tête (donc là, ce serait plus C2...)
Je ne suis pas une stressée (enfin pour l’instant!) des fins de cycles et ne compte pas acheter une cargaison de tests pipi sur le net. Du moins cette fois-ci. Pas pris encore de rdv chez supergygy et sauf ici et sauf ma petite bannière de forum, il n’y aura pas de compte de jours, et donc pas de tp programmés.
Mon zhom est super heureux et bb1 plutôt sage, donc on a même pas peur de l’organisation future (héhé, ignorants que nous sommes…)

Voilà, maintenant, ça y est… Ca parait enfin plus réel pour moi, maintenant que je l’ai écrit en mode virtuel…

Gros bécots à toutes! Bien sur, je vous tient au courant…

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dimanche 25 octobre 2009

Vive les légos!


Et non, je vous rassure, ce n’est pas un énième billet sur notre petite cabane qui pousse, mais sur mon petit bébé qui approche à grand pas de ses 18 mois.

Jusqu’à il n’y a pas si longtemps que ça, notre monstroplante avait des jeux, disons, un peu brutes. Il jouait à courir, à grimper, à se jeter par terre, à bricoler comme Papa, ce qui signifie râler en balançant son marteau/tournevis/niveau par terre.
Il pouvait parfois jouer à des jeux dit plus tranquille mais curieusement la cuisinière sur laquelle il faisait tranquillement chauffer un poivron, une cuisse de poulet et un légo devenait subitement un établis sur lequel Arthur tapait comme un bourrin avec son rouleau à patisserie.

Ca fait un petit moment que les légos ont atterri dans son (énorme) panière à jouets débordante, mais jusqu’à peu, Arthur se contentait de les balader dans la maison et la majorité est maintenant gardé à l’abris sous le meuble télé.

Il y a quelque temps, notre fils adoré a eu une révélation. Les légos, ça s’emboîte! Bon, pas tous. Il y a des grands et des petits, des ronds et des plus carrés, des 2 trous et des 4 trous. Mais quand même, globalement, ça s’emboîte et ça fait de grandes tours.

Et depuis, bonheur suprême, Arthur s’assoit devant sa boîte à légos, les attrape, les assemble, les désassemble, les rassemble. Et ça dure, ça dure, ça dure…. Pendant que moi tranquillement, je peux faire le ménage/lire/écrire (enfin) un billet sur mon blog/papoter avec mes copinâtes

Et en plus, c’est contagieux! Profitant du fait qu’Arthur est assis, chose normalement réservé aux seuls moments des repas, nous avons poussé discrètement devant lui son train à assembler (qui n‘était juste qu‘un train à désassembler avant), son ardoise magique (utilisée avant comme une planche de surf), papier, crayons, pâtes à modeler (tout juste bons à manger jusqu’alors);

La preuve en images: ici.



Du coup, on a du temps pour nous. Du coup, la maison va finir par avancer. Du coup, il nous arrive de ne plus rien avoir à faire après 21h le soir. Du coup, on a décidé de se lancer dans l’aventure bb2

Vraiment, vive les légos!

Bisous à tout le monde!
Je viendrais vous en dire plus bientôt…

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lundi 5 octobre 2009

Mini-nous


Et oui, ze fais tout comme Papa et maman! Enfin, quand j’en ai envie, parce que pour papoter avec de vrais mots ou pour manger proprement, là j’en fais qu’à ma tête!

Mon Papa, il bricole. Et ma Maman, elle cuisine. D’ailleurs, parfois c’est l’inverse. Et c’est très rigolo de voir mon Papa se battre avec des casseroles et ma Maman se faire attaquer par la scie sauteuse.
Moi, je suis bien plus doué qu’eux, et je passe mon temps à m’entrainer.

Je sais taper avec un marteau (et avec tout ce qui me passe sous la main d’ailleurs!), visser avec un tournevis, vérifier le niveau, prendre des mesures. Et quand le plombier vient chez ma nounou, je lui porte tous les outils en plastique qu’il y a dans la salle de jeux et je m’accroupis à côté de lui, j’apprends!

Pour les bons petits plats, je sais mettre les gants de cuisine, tourner le minuteur du four (j’ai pas du tout comprendre car parfois il sonne au milieu de la nuit, ce qui fait râler ma Maman), faire chauffer mes casseroles sur ma petite cuisinière, mettre un gâteau dans mon petit four (ou mon poupon, mais ça c’est une autre histoire!), mettre le couvert, donner à manger à mon Nounours, trinquer et faire semblant de boire (d’ailleurs, je dois avoir des racines russes vu où atterrissent mes verres).

Et puis je m’occupe bien de mon Poupon avec des câlins, certes un peu brusques, mais des câlins quand même. Bien sur, quand je lui ai donné à manger, bercer et peigner, je le balance par-dessus mon épaule à la russe.

Mon Papa et ma Maman disent, sans aucune culpabilité, qu’ils m’exploitent et me demandent de mettre le couvert, de vider la machine à laver, de ramasser mes jouets.
J’adore mettre les papiers à la poubelle, même si j’ai un peu de mal à comprendre pourquoi je ne peux pas récupérer en même temps la boite de conserve vide, celle avec les champignons dessus. Elle ferait vachement bien avec ma dinette!
Et puis c’est compliqué car il ya des papiers qui ne faut pas mettre dans la poubelle. Sauf que moi, je ne fais pas la différence entre la liste des courses de juillet 2008 et la facture d’eau de ce mois-ci.

Quand ma Maman passe le balais, je vais lui chercher la pelle et je la suis partout avec. Quand elle sort l’aspirateur, je vais chercher le mien, c’est-à-dire une espèce de tortue et je le passe à côté.

J’ai bien essayé de laver les vitres avec l’éponge, mais ça n’a pas fait plaisir à ma Maman. C’est comme quand je trie le linge. Je crois que j’ai du mal à comprendre dans quel ordre il faut faire et je ne me repère pas bien entre la panière de linge sale, celle de linge propre, la machine à laver, ma commode et celle de mes parents. Et ma Maman, elle n’aime pas trop trouver une chaussette sale à mon papa dans mes bodies…

Et puis je vois bien qu’ils font attention à ce qu’ils font devant moi. Ca, c’est depuis que j’ai vu ma Maman brancher l’aspirateur. Depuis, j’essaie de tout brancher. Le chargeur du portable de Maman sur l’ordi, le cordon de l’appareil photos sur mon livre musical, le vieux téléphone portable sur la grille du frigo. Je ne comprends pas, mais le jour où ils vont faire l’électricité dans la cabane, ils ne me veulent pas dans les pattes!

Il n’y a pas que Papa et Maman que je copie. J’ai aussi de bons modèles comme ma petite copine chez Nounou ou ma grande cousine de 8 ans. Comme elles, je fais de la gym, de la trottinette, de la danse alors que je courre encore comme Passe-Partout. Bref, ce n’est pas toujours une réussite…

Je vous laisse, il faut que j’aille à la sieste pour prendre des forces pour grandir!

Bisouilles!
Arthur, 17 mois, grand garçon avec 5 dents


Et pour me faire pardonner de ma faible production d’article par mois, une vidéo d’Arthur m’ayant piqué un pinceau pour se chatouiller le cou

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