Ptit Noyau a enfin éclos et il grandit...grandit...

samedi 1 novembre 2008

Open milk bar

Mon Loulou a bientôt six mois et ça fait donc tout ce temps que j'allaite exclusivement. Ce week-end, Arthur va manger sa première purée de carottes, amoureusement concoctée par mes soins, et donc ne sera plus exclusivement nourri au sein.


Une page va se tourner, et avec elle des tonnes de tétées. Bien sur, je vais continuer d'allaiter Arthur. Et même, à mon grand regret d'ailleurs car tirer mon lait trois fois par jour, ce n'est pas ce que je fais de plus agréable, que la diversification alimentaire ne va pas changer grand chose au début. Sauf la couleur des couches parait-il.


Un petit retour en arrière s'impose:


Aïe aïe aïe! Crevasses, seins près à exploser, bébé qui ne sait pas téter, tirage de lait, tétées toutes les heures, pics de croissance. Que de bons souvenirs!


Heureusement, une équipe de tonerre à la maternité, une équipe de tonerre à la maison avec un papa qui se lève la nuit au moindre coup de coude (ben oui, il entend jamais Arthur pleurer mais il est très réactif au coup de coude!) et le top indispensable sans quoi j'aurais bien vendu mes seins et mon bébé sur e-bay: les bouts de sein en silicone.

Ben oui, ces machins pas très glamour m'ont permis de me faire vampiriser sans hurler de douleur les trois premières semaines.


Alors ça avait commencer par un bébé qui dormait tellement qu'il en oubliait de téter et qu'il fallait réveiller. Une fois passé les portes de la maternité, Arthur s'est révélé de suite (c'est-à-dire en entrant dans la voiture) un glouton qui réclame toutes les heures, voire deux heures grand maximum. de jour comme de nuit évidemment.


Les trois premières semaines passées, et après un pic mémorable où j'ai cru m'assécher et finir avec des gants de toilettes à la place de mon honorable poitrine (ben ouais, je n'avais jamais eu une aussi grosse poitrine!), Arthur a commencé à espacer les tétées de deux , voire trois heures certaines nuits.


C'était une période agréable où on enchainait les tétées allongés avec les siestes à trois. Maintenant, finies les siestes à trois, Arthur me vire vite fait bien fait du lit après m'avoir tirer les cheveux, attraper le nez pour le grignoter et filer quelques coups de pieds.


On a gagné au change puisque à deux mois, il a commencé à dormir la nuit, et même à faire de grandes nuits du type 23h/6h. On a même eu droit à des grass'mat' jusqu'à 10h!


Et puis quelle liberté! Partir en week-end qui s'est transformé en vacances sans se poser dix milles questions. Pourvoir allaiter n'importe où, n'importe quand. D'ailleurs, la première tétée "en public" a eu lieu à la préfecture et je crois bien que personne ne se serait rendu compte qu'Arthur tétait s'il savait tétait sans faire des bruits de goret.


Hé hé... Maintenant, les tétées en public sont plus sportives. Il faut veiller à ce qu'Arthur ne me lève pas le t-shirt découvrant l'autre sein, ni se détache du sein en laissant ainsi une vue imprenable, pour regarder quelquechose de beaucoup plus intéressant qui passe à sa portée.


La reprise du boulot arrivait à grand pas, et je n'avais pas envie de terminer cette aventure. A moi donc le tire-lait et ses subtilités. Je me suis d'abord martyrisé la poitrine avec un tire-lait, que dis-je, une trayeuse pas top top qui en plus ne fonctionnait pas super.


Et puis j'ai loué, remboursé par la sécu, un super médéla que j'emporte tous les matins au boulot dans un petit sac.


Arthur a pris ses premiers biberons, pas avec grand enthousiasme d'ailleurs, et moi je tire trois fois par jour.
Bon ok, c'est pas une partie de plaisir et c'est quand même super contraignant. Mais je m'habitue.


Matin et soir, je tire "en simple tirage" et j'en profite pour passer sur forums et blogs. C'est mon petit moment à moi. Dommage que ce soit à 6h30 et 23h30.
Le midi, je m'enferme dans ma salle de travail, je m'installe sur mes coussins, petite musique de relaxation en fond, et je me traie les deux seins en même temps. Carrément. Ca me laisse le temps comme ça d'avaler quelquechose avant d'enchainer sur l'après-midi.


Heureusement, j'ai des collègues en or. Il y en a un qui va me chercher la clé de ma salle pour que je m'enferme, l'autre qui me prépare les coussins et le dernier qui me chauffera mon plat pour me faire gagner du temps. Ils sont pas géniaux?


Et le soir quand je rentre, et bien je retrouve mon petit Arthur tout propre qui vient sortir du bain et qui me tend les bras...Ou plutôt qui tend les bras à son frigo personnel pour une tétée de retrouvaille.


Alors bien sur, il y a eu des cafouillages. J'ai bien oublié mes biberons dans le frigo du boulot. Arrivée en pleurs, j'ai envoyé Guena partir me les chercher (à 25km) pendant que j'appellais une collègue pour la prévenir. Pauvre petit Arthur qui hurlait ne comprenant pas toute cette agitation alors que lui, normalement, à cette heure, il tête. Depuis, il pleure dès que je rentre et ne s'arrête que calé contre moi. On ne sait jamais, si je l'oublie de nouveau!


Et puis il y a des semaines difficiles où il n'y a pas assez de lait pour couvrir les besoins de mon vampire. Alors dans ce cas, je tape dans les réserve de 2 litres environs qui prend vachement de place dans mon congélateur.


Et puis vive le galactogyl et les tisanes de fenouil. Bon, ok, mon homme a l'impression que j'ai bu un pastis quand je l'embrasse. Mais alors, quelle efficacité en terme de remplissage de nénés!


Les réflexions de mon entourage, et surtout des personnes qui ne sont pas de mon entourage mais qui se donnent le droit de donner leur avis ont bien changéés.
Du "que c'est beau une maman qui allaite son enfant" ou "c'est bien pour le bébé, ça lui donne des anti-corps", on est passé au "ah? Tu allaites encore?", et maintenant au "mais quand est ce que tu vas arrêter?". S'ensuit évidemment les théories sur les bébés trop fusionnels qui ne peuvent pas quitter leur maman. Bon pas de chance, Arthur peut passer de bras en bras sans chouiner, sourit à tout le monde et adoooore aller chez sa nounou qu'il bombarde de sourires tous les matins.


Nous, on s'en fout. On est bien tous les trois avec nos habitudes, nos tétées et nos coups de gueule derrière nos trois biberons quand on doit les laver.


Et voilà, un post pour raconter pas grand chose. Et puis un post qui s'est fait attendre en plus, mais que voulez-vous, pic des six mois oblige, j'ai passé cette dernière semaine à me faire traire et vampiriser quasi en permanence.


Demain, Arthur va repeindre la cuisine de carottes. Remarquez, le orange est de saison pour la décoration murale. Et moi, ze suis un peu nostalgique. Contente bien sur, car ça fait un moment qu'il assiste aux repas avec nous, bien calé dans sa chaise haute à ouvrir la bouche en louchant sur nos assiettes. Mais nostalgique de le voir grandir si vite...




Et rdv très bientôt pour les images en exclusivité du relooking de ma cuisine!

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6 commentaires:

Sandra a dit…

C'est beau ce ptit bout qui grandit ... çà fait de la peine d'un coté mais d'un autre c'est tellement excitant de lui présenter la première cuillère DE SA VIE tu te rends compte??
Bisous mes louloux ...
Sandra

Anne a dit…

Bonjour Cerise et Arthur... C'est vrai que c'est une belle experience! Malheureusement, je ne l'ai pas vecue pour mes 2 bouts... 2 cesariennes n'aident en rien mais je n'ai aucun regret...bonne soiree et bonne nuit..bisous...anne,matt et nat

Miskouet a dit…

j'ai hâte de voir sa tête suite à la première cuillère de carottes !!!

Anonyme a dit…

j'ai hate de voir la nouvelle cuisine!! :D
bisous

Anonyme a dit…

Et oui quelle belle période l'allaitement ! moi j'ai tiré mon lait pendant 3 mois 1/2 car matis ne prenait pas mon sein, il était sondé pendant 1 mois alors forcément après pour manger fallait qu'il bosse en tétant, trop dur !! tu sais c'est hyper tendance le orange pour une cuisine (ou un salon, une sdb, voire un garage...)! gros bisous les ptits loups, à + nini et matis.

moa-princesse-selenia a dit…

coucou
que d'aventure avec tes nénés...hihi
maman n'a pas eu ses soucis.
Je n'ai pas trop voulu du sein mais peut etre qu'en insistant ca aurait été mieux.
Mais bon c'est comme ca, je m'en porte pas plus mal pour autant...
voilà gro bisou à la petite famille